L'organisme de réglementation des médias Ofcom a ouvert une enquête sur Sky News suite à des accusations de harcèlement de la part de l'ancien leader du Parti pour l'Indépendance du Royaume-Uni (UKIP), Nigel Farage.
Les accusations de Farage
Farage affirme que des reporters de Sky News se sont rendus à la résidence de sa fille alors qu'il était à l'étranger. Il a exprimé son mécontentement face à ce qu'il considère comme un harcèlement de sa famille.
La version de Sky News
Sky News nie toute interaction avec la fille de Farage et explique que les journalistes cherchaient à interroger Farage au sujet d'un don de 5 millions de livres sterling qu'il a reçu d'un investisseur en cryptomonnaie, Christopher Harborne, avant son entrée au Parlement en juillet 2024.
Une enquête parlementaire sur la conformité de ce don avec les règles en vigueur a repris ce mois-ci après que Farage a été réélu député de Clacton lors d'une élection partielle boycottée par les autres grands partis.
La confrontation avec Sky News
À son retour au pays, Farage a été interrogé par Sky News au sujet du don non déclaré. Il a répondu de manière ferme, menaçant les journalistes de « graves conséquences » s'ils continuaient à harceler sa famille.
Farage a également accusé Sky News d'avoir enfreint les règles établies par l'enquête Leveson, qui portait sur l'éthique des médias britanniques.
La réponse de Sky News
Sky News a publié une déclaration sur X, affirmant qu'ils n'avaient pas interagi avec la fille de Farage et qu'ils cherchaient simplement à contacter Farage lui-même pour des questions d'intérêt public légitime.
Ils ont souligné que leur approche était une pratique journalistique établie et qu'ils n'avaient pas cherché à importuner la fille de Farage.
L'enquête d'Ofcom
Ofcom a déclaré qu'il traitait les plaintes relatives à l'équité et à la vie privée avec confidentialité et qu'il visait à conclure les enquêtes dans un délai de 90 jours ouvrables.