Le ministre du Territoire de la capitale fédérale, Nyesom Wike, a vivement réagi aux critiques des gouverneurs du Congrès des progressistes (APC) concernant son projet de « Rainbow Coalition » en vue des élections générales de 2027. Il dénonce une forme de « paresse politique » chez ses détracteurs, tout en réaffirmant la distinction qu'il opère entre son soutien personnel au président Bola Tinubu et ses engagements partisans.
Une divergence sur la stratégie électorale
Le président du forum des gouverneurs de l'APC, Hope Uzodimma, avait exprimé une opposition ferme à toute alliance susceptible de fragiliser la réélection de Bola Tinubu ou de nuire aux candidats du parti au pouvoir. En réponse, Nyesom Wike a balayé ces inquiétudes, arguant que le soutien apporté au chef de l'État ne signifie pas l'abandon de sa propre formation politique ni l'interdiction pour les autres partis de présenter des candidats à divers échelons électoraux.
La défense d'un pluralisme politique
Pour justifier sa position, le ministre a cité les exemples des gouverneurs Chukwuma Soludo (Anambra), Ademola Adeleke (Osun) et Alex Otti (Abia). Selon lui, le fait que des dirigeants politiques soutiennent une figure présidentielle spécifique ne doit pas empêcher le jeu démocratique local. Il estime que les critiques formulées par les gouverneurs de l'APC manquent de fondement et servent de paravent à des difficultés de gestion locale, déclarant : « Quand vous avez des problèmes locaux, n'utilisez pas M. le Président comme excuse ».
Le poids des antécédents politiques
Nyesom Wike a replacé cette controverse dans une perspective plus large, rappelant que son positionnement politique a suscité des tensions bien avant son entrée au gouvernement fédéral. Il a notamment évoqué son mandat de gouverneur de l'État de Rivers, soulignant que ses choix ont régulièrement fait l'objet de contestations. Le ministre a laissé entendre qu'il disposait d'informations stratégiques privilégiées, suggérant que ses opposants seraient plus mesurés s'ils avaient accès à la même compréhension des dynamiques politiques nationales.
La persistance d'un choix idéologique
Le ministre a réitéré que son appui à Bola Tinubu lors de l'élection de 2023 était motivé par la conviction qu'il était impératif que la présidence revienne au Sud après les deux mandats de Muhammadu Buhari. Il maintient que cette ligne directrice reste cohérente et indépendante des manœuvres politiciennes actuelles, affirmant que son allégeance au président ne contredit en rien ses responsabilités politiques.