Nyesom Wike exige des comptes sur un projet de fumigation à 10 millions de dollars sous l'ère Amaechi

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Nyesom Wike exige des comptes sur un projet de fumigation à 10 millions de dollars sous l'ère Amaechi

Le ministre du Territoire de la capitale fédérale, Nyesom Wike, a publiquement mis en cause la gestion passée de Rotimi Amaechi, ancien gouverneur de l'État de Rivers. Au cœur de cette interpellation figure un projet de fumigation sanitaire d'un montant de 10 millions de dollars, dont l'efficacité et la finalité sont aujourd'hui remises en question.

Un projet sanitaire sous haute surveillance

Lors d'un échange avec la presse, Nyesom Wike a sommé Rotimi Amaechi, candidat à la vice-présidence sous la bannière de l'African Democratic Congress (ADC), de justifier les résultats d'une opération de lutte contre le paludisme menée durant son mandat. Selon le ministre, une somme de 10 millions de dollars avait été versée à une entreprise cubaine pour fumiger l'État de Rivers afin d'éradiquer les moustiques. Wike interroge désormais la réalité des effets de cet investissement massif sur la santé publique locale, soulignant l'absence de résultats tangibles pour les populations concernées.

L'exigence de redevabilité pour les prétendants au pouvoir

Pour le ministre Wike, cette demande d'explication ne relève pas d'un acharnement personnel, mais d'une nécessité démocratique. Il soutient que toute personnalité aspirant à occuper la deuxième plus haute fonction de l'État nigérian doit se soumettre à un examen rigoureux de son bilan passé. Selon lui, les citoyens nigérians sont en droit d'évaluer la gestion des ressources publiques par les candidats avant de leur accorder leur confiance, rendant ainsi le débat sur les décisions antérieures d'Amaechi inévitable dans le cadre de sa campagne.

Tensions autour des critiques envers l'exécutif

Au-delà du dossier de la fumigation, Nyesom Wike a également réagi aux récentes déclarations de Rotimi Amaechi à l'encontre du président Bola Tinubu. Le ministre a critiqué la posture de l'ancien gouverneur, qui qualifie régulièrement l'actuel chef de l'État de « voleur ». Wike estime que de telles accusations, portées contre une institution présidentielle, exigent que leur auteur soit lui-même irréprochable sur son propre parcours. Il insiste sur le fait que si la critique politique est un droit, elle doit s'accompagner d'une transparence totale sur les actions passées de celui qui l'exprime, refusant qu'Amaechi se présente comme un modèle d'intégrité sans répondre des zones d'ombre de son administration passée.

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