Le ministre du Territoire de la capitale fédérale (FCT), Nyesom Wike, se retrouve au cœur d'une controverse politique majeure au Nigeria. Il rejette fermement les accusations portées par les gouverneurs Hope Uzodinma et AbdulRahman AbdulRazaq, affirmant que l'opposition à son projet de « Rainbow Coalition » dissimule des enjeux de pouvoir internes bien plus profonds que la simple stabilité du parti au pouvoir.
Des tensions sous-jacentes au sein de l'échiquier politique
Nyesom Wike, figure influente et membre du Parti démocratique populaire (PDP), conteste l'idée que son initiative viserait à déstabiliser le Congrès des progressistes (APC). Selon lui, les critiques formulées par le président du Forum des gouverneurs progressistes et celui du Forum des gouverneurs du Nigeria ne sont que le reflet de craintes liées à des calculs électoraux prématurés. Le ministre insiste sur le fait que son objectif affiché demeure le soutien à la réélection du président en exercice, balayant les spéculations sur ses propres ambitions pour l'échéance de 2031.
La stratégie de la « Rainbow Coalition »
Le projet de « Rainbow Coalition » porté par Wike se définit, selon ses dires, comme un rassemblement d'esprits partageant la même vision, visant à mobiliser des soutiens au-delà des rangs de l'APC en faveur du président. Le ministre établit un parallèle avec le bloc des « G5 » lors du cycle électoral de 2023, rappelant que cette dynamique n'avait pas empêché la victoire du camp présidentiel. Il rejette l'idée que cette coalition impose des désistements, préférant la présenter comme un levier stratégique pour renforcer la base électorale du chef de l'État.
L'ombre de la succession présidentielle
Au-delà des justifications officielles, Nyesom Wike suggère que les critiques à son encontre sont motivées par des « sous-entendus » politiques liés à la succession présidentielle. Il souligne que, dans le contexte nigérian, la question de l'après-2031 suscite déjà des inquiétudes parmi les acteurs politiques, les poussant à interpréter ses mouvements comme une menace directe. Le ministre a promis de lever le voile sur les véritables motivations de ses détracteurs lors d'une intervention médiatique, promettant des révélations qui pourraient, selon lui, surprendre l'opinion publique.
Poursuite des chantiers d'infrastructure
En marge de ces joutes politiques, le ministre a réaffirmé sa priorité opérationnelle : la finalisation des projets routiers dans le FCT. Lors d'une inspection des chantiers, notamment sur les axes ISEX 2 et Southern Parkway, il a exprimé sa satisfaction quant à l'avancement des travaux. Les entreprises contractantes se sont engagées à livrer ces infrastructures majeures d'ici le 10 janvier 2027, un calendrier que le ministre entend tenir pour marquer son bilan à la tête du ministère.