Près de deux ans après les violences électorales survenues le 7 décembre 2024 à Nyankpala, dans le district de Tolon, des résidents s'impatientent face à la lenteur des investigations. Un groupe de citoyens a officiellement saisi les autorités pour exiger une accélération de la procédure judiciaire concernant le décès de Shaibu Haruna et les blessures infligées à plusieurs autres personnes lors de ces troubles.
Des inquiétudes sur l'intégrité de l'enquête
Le collectif, représenté par Alhassan Alhassan, porte-parole des jeunes du NDC dans la zone de Nyankpala, souligne que l'écoulement du temps menace la qualité du dossier. Les pétitionnaires craignent une dégradation des preuves matérielles ainsi qu'une perte de précision dans les témoignages recueillis. Ils appellent les services de police à allouer les ressources nécessaires pour explorer les pistes crédibles et garantir que les faits soient établis avec professionnalisme et impartialité.
Divergences sur le profil des suspects
La méfiance des résidents a été exacerbée par les déclarations du ministre de l'Intérieur, Mohammed Mubarak Muntaka, lors d'un briefing sur la responsabilité gouvernementale le 24 août 2026. Selon le porte-parole, la description d'un suspect présentée par le ministre ne correspondrait pas aux informations détenues par la communauté. Le groupe demande formellement une vérification de ces données par rapport aux dossiers officiels et une clarification publique afin d'éviter toute confusion dans l'identification des auteurs présumés.
Sept exigences pour une issue judiciaire
La pétition, adressée au Président, au ministère de l'Intérieur, au Procureur général et à la police ghanéenne, liste sept points précis. Outre l'accélération des recherches, les signataires réclament une protection accrue pour les témoins contre d'éventuelles représailles, une communication régulière avec les familles des victimes et une réponse écrite sous 30 jours. Les pétitionnaires insistent sur le fait qu'ils ne cherchent pas à interférer avec le travail des enquêteurs ou de la justice, mais qu'ils exigent un processus transparent capable de rendre justice aux victimes de ces violences électorales.