À quelques jours du congrès national du New Patriotic Party (NPP) prévu à Kumasi, une étude d'opinion menée par le professeur Smart Sarpong de l'Université technique de Kumasi et Feedback Africa offre un éclairage sur les dynamiques internes du parti. Cette enquête, réalisée auprès de près de 10 000 personnes dont une majorité de délégués, identifie les candidats en position de force pour les instances dirigeantes du parti au pouvoir.
Une avance marquée pour la présidence et le secrétariat
Pour le poste stratégique de président national, John Boadu se détache nettement avec 47,9 % des intentions de vote chez les délégués, devançant largement Boakye Agyarko qui recueille 26,2 %. La tendance est encore plus nette pour le poste de secrétaire général : Justin Frimpong Kodua, dit « JFK », s'impose comme le grand favori avec 60 % des suffrages parmi les délégués, reléguant ses concurrents, dont Eugene Boakye Antwi, à des scores nettement inférieurs.
Des figures dominantes pour l'organisation et les femmes
Le scrutin semble également se préciser pour d'autres fonctions clés. Daniel Nii Kwartei Titus-Glover domine la course au poste d'organisateur national avec 48,7 % des intentions de vote chez les délégués. De même, l'ancienne ministre des Pêches et de l'Aquaculture, Mavis Hawa Koomson, s'assure une position de leader pour la coordination des femmes, recueillant 56,6 % des soutiens au sein du collège électoral du parti.
Des incertitudes persistantes sur certains postes
Si la tendance est claire pour plusieurs fonctions, d'autres scrutins restent très ouverts. C'est notamment le cas pour le poste de trésorier national, où Alfred Kojo Thompson (29,8 %) et Collins Nuntwiri Nuamah (25,9 %) sont au coude-à-coude, avec une part importante d'indécis ou de votes non déclarés (26,8 %). Une situation similaire s'observe pour le poste d'organisateur de la jeunesse, où Clement Opoku Gyamfi mène avec 24,4 %, suivi de près par Abanga Fuseini Yakubu (18,3 %), laissant présager un dénouement incertain lors du vote final.
Méthodologie et enjeu du congrès
Cette évaluation, menée entre le 10 et le 28 septembre 2026, a mobilisé 9 882 répondants répartis sur 156 circonscriptions et 14 régions du pays. Bien que ces chiffres offrent une lecture précise des rapports de force actuels, la part significative des répondants n'ayant pas souhaité divulguer leur choix sur certains postes constitue un facteur à surveiller, susceptible d'influencer les résultats finaux lors du congrès de ce samedi.