L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a publié un bulletin prévisionnel qui indique une vague de chaleur exceptionnelle pour tout le mois de novembre 2026, avec des températures maximales pouvant atteindre 42 °C dans plusieurs départements du Nord et du Centre du pays.
Prévisions détaillées du bulletin du 4 au 30 novembre
Le relevé officiel, valable du 4 au 30 novembre, signale une hausse progressive de la chaleur à partir du vendredi 6 novembre, culminant durant le week‑end du 7‑8 novembre. Dans les zones du Nord et du Centre – notamment Matam, Podor, Linguère, Louga, Diourbel et Kaffrine – les maxima sont estimés entre 37 °C et 42 °C. Plus à l’est, à Tambacounda et Bakel, les températures devraient osciller entre 36 °C et 41 °C, tandis que les régions du Sud, comme Kolda, Ziguinchor et Kédougou, sont attendues entre 33 °C et 37 °C. La capitale Dakar verrait des maximaux de 30 °C à 34 °C, légèrement inférieurs aux 32 °C à 36 °C prévus pour Saint‑Louis et Mbour.
Régions les plus exposées aux températures extrêmes
Les départements du Nord, historiquement plus secs, sont les plus vulnérables à ces records thermiques. Matam et Podor, situés le long du fleuve Sénégal, enregistreront des pointes proches de 42 °C, un niveau rarement observé en fin d’année. Le Centre, avec Louga et Diourbel, connaîtra également des maximaux supérieurs à 40 °C, ce qui dépasse les moyennes habituelles de novembre de 5 à 7 °C. Cette concentration géographique de la chaleur accentue les risques d’insuffisance hydrique, notamment pour les cultures de mil et de sorgho qui constituent la base de l’alimentation locale.
Impacts sanitaires et sociaux d’un novembre caniculaire
Une température supérieure à 40 °C augmente le risque de coups de chaleur, de déshydratation et d’exacerbation des pathologies cardiovasculaires, surtout chez les populations âgées et les travailleurs en plein air. Les services de santé publique, déjà sollicités par la malaria et les infections respiratoires, devront anticiper une hausse des admissions liées à la chaleur. Par ailleurs, la demande en énergie pour la climatisation et le refroidissement de l’eau potable pourrait dépasser les capacités des réseaux, entraînant des coupures temporaires dans les zones les plus touchées.
Réponses institutionnelles et mesures d’adaptation
Face à ces prévisions, l’ANACIM recommande aux autorités locales de renforcer les alertes météo, de diffuser des consignes de prévention (hydratation régulière, limitation des activités physiques pendant les heures les plus chaudes) et de préparer des centres de rafraîchissement dans les écoles et les marchés. Le ministère de la Santé est invité à mobiliser des équipes mobiles pour surveiller les cas de déshydratation et à sensibiliser les communautés rurales aux signes avant‑coureurs du coup de chaleur. Enfin, les opérateurs du secteur énergétique sont appelés à anticiper une hausse de la consommation et à sécuriser les approvisionnements afin d’éviter des ruptures de service pendant la période critique.