Un parc archéologique en attente de lumière Depuis des décennies, Sidi Abderrahmane garde un trésor sous ses sables. Les fouilles y révèlent des traces préhistoriques majeures, mais le projet traîne. Pourquoi ?
Des découvertes qui bouleversent l’histoire locale Les fouilles menées depuis 2014 par le ministère de la Culture ont exhumé des vestiges remontant à l’âge du fer et même à l’Antiquité. Pots en céramique, outils en pierre, fragments de poteries : ces artefacts témoignent d’une occupation humaine bien plus ancienne que prévu. Pourtant, le parc archéologique, censé les mettre en valeur, n’ouvre toujours pas ses portes.
Un retard qui s’explique… ou se cache ? Officiellement, les retards s’expliquent par des "problèmes techniques" sur le site. Mais les responsables locaux murmurent d’autres raisons : manque de financement, priorités politiques changeantes, ou simplement l’oubli d’un projet trop ambitieux. Une chose est sûre : le parc, conçu pour devenir un pôle touristique et culturel majeur, reste un chantier à ciel ouvert.
Un patrimoine méconnu, un enjeu national Casablanca, souvent perçue comme une ville moderne, cache des couches historiques profondes. Sidi Abderrahmane, avec ses vestiges, pourrait devenir un symbole de cette continuité. Pourtant, les autorités semblent plus préoccupées par des projets pharaoniques que par la préservation de ce qui fait l’âme de la ville.
Et si le passé était le meilleur atout ? Alors que le Maroc mise sur son attractivité touristique, ces découvertes pourraient être un argument de poids. Mais sans volonté politique claire, ces trésors risquent de continuer à pourrir sous les herbes folles. Qui se soucie vraiment de ces racines oubliées ?
Un appel à l’action urgente Le parc archéologique de Sidi Abderrahmane n’est pas qu’un projet : c’est une responsabilité. Une ville qui ignore son histoire perd son identité. Quand enfin ces vestiges seront-ils accessibles au public ? Ou faut-il attendre que le temps les efface définitivement ?