Nigeria : un an après le lancement de la réforme fiscale, le bilan souligne une simplification nécessaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Nigeria : un an après le lancement de la réforme fiscale, le bilan souligne une simplification nécessaire

Un an après l'introduction d'un nouveau régime fiscal au Nigeria, les autorités de régulation dressent un bilan axé sur la rationalisation des prélèvements et l'amélioration de l'expérience contribuable. Le Joint Revenue Board (JRB) mise désormais sur la digitalisation et la collaboration inter-étatique pour renforcer la mobilisation des ressources nationales tout en allégeant la pression sur les petits contribuables.

Rationalisation des prélèvements locaux

L'un des piliers majeurs de cette réforme est la lutte contre la multiplicité des taxes. Le secrétariat exécutif du JRB a confirmé que 18 assemblées législatives d'États ont déjà adopté une loi modèle harmonisant les taxes et prélèvements. Cette mesure a permis de réduire drastiquement le nombre de postes de collecte, passant de plus de 50 items à seulement neuf sous-catégories. Par ailleurs, l'interdiction des collectes en espèces et des barrages routiers de perception marque une volonté de professionnaliser et de sécuriser le processus de recouvrement.

Digitalisation et conformité volontaire

Pour le président du JRB et du Nigeria Revenue Service, Zacch Adedeji, le succès de cette transformation repose sur l'intégration des données et la modernisation des outils de gestion. L'objectif affiché est de rendre la conformité fiscale plus intuitive et moins contraignante. Lors de la 160e réunion du conseil à Kaduna, les autorités ont insisté sur le fait que la réforme ne vise pas une augmentation globale de la pression fiscale, mais plutôt une meilleure efficacité : elle offre des allègements spécifiques aux micro-entreprises et aux ménages à faibles revenus, tout en éliminant les taxes dites « de nuisance ».

L'enjeu de la confiance institutionnelle

La réussite de cette transition dépend étroitement de la perception des citoyens vis-à-vis de l'utilisation des fonds publics. À Kaduna, où le taux de conformité fiscale est passé de 35 % à 65 % en trois ans, les autorités locales attribuent cette progression à la corrélation directe entre le paiement de l'impôt et la réalisation de projets d'infrastructure, de santé et d'éducation. Le gouverneur Uba Sani a souligné que la pérennité du système fiscal nigérian reposera sur la capacité des institutions à démontrer, par des résultats concrets, que l'impôt est un levier de développement collectif, transformant ainsi l'obligation fiscale en un acte de civisme volontaire.

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