Le président Bola Tinubu et les gouverneurs nigérians ont annoncé un plan commun pour réduire drastiquement les coûts des transports en misant sur le gaz naturel comprimé (GNC) et les véhicules électriques, avec un objectif de 1 000 stations de ravitaillement d’ici fin 2026.
Un engagement fédéral et étatique pour des transports abordables
Lors d’une réunion avec le Forum des gouverneurs nigérians, le président Bola Tinubu a révélé que les gouverneurs avaient pris l’initiative de mettre en place des mesures immédiates pour abaisser les tarifs de transport dans leurs États, en privilégiant les économies offertes par le GNC et les véhicules électriques. Cette décision intervient alors que les Nigérians subissent de plein fouet la hausse des coûts des carburants traditionnels, notamment pour les déplacements intra-étatiques, où les prix des transports sont les plus sensibles.
Le gouvernement fédéral a déjà converti plus de 120 000 véhicules dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le GNC et prépare la distribution de plus de 100 000 kits de conversion supplémentaires. Parallèlement, les infrastructures de ravitaillement et les centres de conversion se multiplient à travers le pays, avec un accent sur les projets financés par le Fonds pour les infrastructures gazières en amont et en aval.
Un réseau de 1 000 stations de GNC d’ici fin 2026
Parmi les réalisations récentes, quatre stations de ravitaillement en GNC ont été inaugurées à Lagos, Abuja et Owerri, dont un réseau de 15 stations à Lagos et une installation à Abuja capable de servir jusqu’à 1 000 voitures et tricycles ainsi que 50 bus et camions par jour. Tinubu a par ailleurs ordonné l’ajout de 500 nouvelles stations de GNC, portant le total à 1 000 stations réparties dans tout le pays d’ici la fin de l’année prochaine.
Ces infrastructures s’appuient sur plus de 100 projets gaziers en cours, incluant 15 stations mères et 86 stations filles de GNC. Le président a souligné que ces investissements visent à rendre le GNC plus accessible, avec un coût énergétique réduit de 60 à 80 % par rapport à l’essence, permettant ainsi une baisse des tarifs de transport dès octobre 2026.
Une coordination renforcée entre l’État et les gouvernements locaux
Pour garantir l’efficacité du plan, Tinubu a annoncé la création immédiate d’un comité mixte fédéral-étatique chargé de superviser la mise en œuvre des mesures. Ce comité devra veiller à ce que les économies réalisées sur le carburant se répercutent directement sur les tarifs des transports, notamment pour les trajets locaux où la pression sur les ménages est la plus forte.
Le président a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les différents niveaux de gouvernement, rappelant que chaque échelon doit jouer son rôle pour concrétiser ces bénéfices au profit de tous les Nigérians. « Chaque niveau de gouvernement doit continuer à faire sa part et travailler ensemble pour le bien de chaque Nigérian », a-t-il déclaré, concluant par l’adage « Nigeria First ».