Les forces de défense nigérianes ont mené une série d'opérations intensives entre le 31 août et le 3 septembre, aboutissant à la libération de 36 personnes retenues par des groupes armés. Cette campagne militaire, déployée sur plusieurs théâtres d'opérations, visait à démanteler les réseaux terroristes, les réseaux de trafiquants d'armes et les groupes séparatistes qui déstabilisent différentes régions du pays.
Des offensives ciblées dans le Nord
Les opérations, coordonnées par le quartier général de la Défense, ont porté des coups significatifs aux structures logistiques des insurgés. Dans les États de Borno et Yobe, les troupes ont neutralisé plusieurs combattants et intercepté des individus tentant de ravitailler des enclaves terroristes. Parallèlement, dans le Nord-Ouest, notamment à Katsina et Zamfara, l'armée a neutralisé deux chefs terroristes lors de raids ciblés. Ces actions ont également permis la saisie d'importantes quantités de munitions, dont près de 800 cartouches dissimulées dans des sacs de céréales, ainsi que divers équipements militaires.
Libérations et secours aux populations
Parmi les 36 personnes secourues, 23 civils, dont une majorité de femmes, ont été libérés dans l'État de Zamfara après trois semaines de captivité. D'autres opérations de sauvetage ont eu lieu dans les États de Kebbi, Katsina et Niger, permettant de libérer des victimes enlevées sur des axes routiers ou dans des zones agricoles. Les personnes secourues ont été immédiatement prises en charge par les services médicaux. Par ailleurs, les tensions internes entre factions terroristes ont conduit à la reddition de 21 femmes et enfants dans l'État de Borno.
Répression des réseaux de soutien et logistique
Au-delà des affrontements directs, l'armée a multiplié les arrestations visant les réseaux de soutien. Des informateurs, des logisticiens et des individus assurant des soins médicaux aux groupes armés ont été appréhendés, notamment dans les États de Kaduna, Kwara et Anambra. Dans le Sud-Est, des raids ont visé des syndicats séparatistes impliqués dans des attaques contre les forces de sécurité. Le chef d'état-major de la Défense a salué cette dynamique, soulignant l'importance de la collaboration entre l'armée, la police et les services de renseignement.
Un appel à la vigilance citoyenne
Face à la persistance des menaces, les autorités militaires réitèrent leur engagement à maintenir la pression offensive jusqu'au rétablissement total de la stabilité. Le commandement insiste sur le rôle crucial des chefs traditionnels et des communautés locales dans la fourniture de renseignements crédibles. Cette stratégie de renseignement humain est présentée comme un levier indispensable pour anticiper les mouvements des groupes criminels et sécuriser les zones rurales et les axes de transport stratégiques.