Le service de VTC Bolt est officiellement autorisé à reprendre ses opérations au sein des aéroports gérés par la Federal Airports Authority of Nigeria (FAAN). Cette décision fait suite à une intervention directe du ministre de l'Aviation et du Développement aérospatial, Festus Keyamo, visant à apaiser les tensions liées aux coûts de transport et à l'accès aux services de mobilité pour les voyageurs.
Un cadre opérationnel enfin trouvé
La suspension temporaire des plateformes de réservation en ligne avait suscité une vive controverse, les passagers se retrouvant contraints d'utiliser des taxis aéroportuaires aux tarifs jugés prohibitifs. Après plusieurs jours de blocage, la FAAN a annoncé avoir conclu un « cadre opérationnel convenable » avec Bolt. Si les détails techniques de cet accord n'ont pas été divulgués, l'autorité aéroportuaire assure que ce compromis permet de concilier les impératifs de sécurité et de régulation des zones aéroportuaires avec la liberté de choix des usagers.
La question des tarifs et de la régulation
Le conflit avait éclaté lorsque la FAAN a cherché à imposer de nouvelles règles via son système de gestion des rangs de taxis (ACHRAMS). L'autorité justifiait cette démarche par la nécessité de sécuriser les enceintes aéroportuaires, souvent confrontées à des problèmes de sollicitation sauvage et de manque de visibilité sur les opérateurs. Cependant, la disparition soudaine des options de VTC, nettement plus compétitives, a mis en lumière un écart de prix massif : certains trajets, facturés environ 7 000 nairas via Bolt, atteignaient 30 000 nairas avec les services de taxis traditionnels.
Vers une normalisation du secteur
Tout en présentant ses excuses pour les désagréments causés aux voyageurs, la FAAN a tenu à préciser que l'ACHRAMS n'avait pas pour vocation de concurrencer les plateformes numériques, mais d'assurer un environnement ordonné. Alors que Bolt a déjà repris ses activités, la FAAN poursuit actuellement des discussions avec d'autres opérateurs de VTC, dont Uber, pour finaliser des accords similaires. Cette étape marque une volonté de réguler le transport terrestre aéroportuaire sans pour autant priver les passagers d'alternatives économiques essentielles.