À Abuja, le président du Sénat nigérian Godswill Akpabio a ouvertement engagé la campagne pour la réélection du président Bolt Tinubu en 2027, en appelant les jeunes du Nord à soutenir la poursuite des réformes économiques engagées par l'administration.
Un plaidoyer en faveur de la continuité
Recevant samedi une délégation de haut niveau du Northern Ethnic Groups Assembly, Akpabio a défendu les réformes introduites par le gouvernement Tinubu, notamment la suppression des subventions aux carburants et la refonte du marché des changes. Il a qualifié ces mesures d'opérations « chirurgicales » nécessaires pour réorienter les ressources vers la santé, l'éducation et les infrastructures.
Le président du Sénat a reconnu que ces décisions ont d'abord imposé des difficultés aux Nigérians, tout en assurant que le programme avait « franchi un seuil critique » et commençait à produire des effets tangibles : amélioration du recouvrement fiscal, regain de confiance des investisseurs et intérêt renouvelé de partenaires internationaux.
Trois axes pour la jeunesse du Nord
Le porte-parole de la coalition, Alhaji Ibrahim Dan-Musa, a salué l'accessibilité d'Akpabio et présenté trois axes d'engagement en vue du scrutin de 2027 : une consultation continue avec les structures de jeunesse du Nord, un travail de sensibilisation sur les politiques budgétaires fédérales dans les communautés rurales, et un attachement ferme à la cohésion nationale.
Le porte-parole a affirmé que l'unité nationale devait primer sur les revendications régionales, tout en plaidant pour un dialogue respectueux entre le pouvoir fédéral et les organisations de jeunesse du Nord.
Une campagne qui s'intensifie
L'initiative s'inscrit dans l'intensification des activités politiques à l'approche des élections générales de 2027. En présentant la continuité du programme de réformes comme un impératif, Akpabio lie directement l'avenir économique du pays à un second mandat Tinubu. Pour Akpabio, abandonner ces réformes avant leur consolidation risquerait d'anéantir les acquis en cours, un argument qu'il reviendra aux acteurs politiques et à l'électorat d'évaluer dans les prochains mois.