Niger : Tiani dénonce l’ingérence française et la menace terroriste au Sahel

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Niger : Tiani dénonce l’ingérence française et la menace terroriste au Sahel

Le président nigérien, le Général Abdourahamane Tiani, accuse la France et certains pays occidentaux de financer et soutenir des groupes terroristes au Sahel, lors du troisième anniversaire du CNSP. Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Niamey et Paris, marquée par des accusations d’ingérence et des tentatives de déstabilisation.

Un discours de résistance face aux pressions extérieures

Lors d’un entretien télévisé marquant le troisième anniversaire du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Général Tiani a réaffirmé l’implication de la France et d’autres puissances occidentales dans les tentatives de déstabilisation du Sahel. Il a évoqué des preuves, selon les autorités nigériennes, d’un soutien français à des groupes armés, notamment à travers des éléments de renseignement et des financements indirects. Le Chef de l’État a également rappelé les pressions exercées par Paris après le renversement de l’ancien régime, exigeant le rétablissement de l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions.

Le discours du président nigérien s’inscrit dans une logique de résistance face à ce qu’il qualifie d’acharnement occidental. Il a salué la résilience du peuple nigérien et des Forces de défense, tout en dénonçant une guerre informationnelle visant à discréditer les dirigeants africains et à fragiliser leur légitimité.

Une stratégie africaine pour contrer les menaces

Le Général Tiani a souligné que cette lutte n’était pas seulement celle du Niger, mais celle de toute l’Afrique, en citant les exemples du Mali et du Burkina Faso. Il a évoqué une attaque contre l’aéroport international de Niamey en juin 2026, attribuée à des « marionnettes » entraînées et financées par la France. Selon lui, les assaillants devaient frapper simultanément plusieurs cibles stratégiques, dont le palais présidentiel et un centre de formation militaire, avant d’être partiellement neutralisés par les forces nigériennes.

Cette déclaration s’ajoute à une série de tensions entre le Niger et ses partenaires traditionnels, notamment la France, accusée de vouloir maintenir son influence dans la région malgré les expulsions de bases militaires. Le président nigérien a prévenu que d’autres attaques pourraient survenir, tant que les objectifs de déstabilisation ne seraient pas atteints. Une rhétorique qui reflète une volonté de renforcer la souveraineté africaine face aux ingérences étrangères.

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