Une tentative de coup d’État a été neutralisée dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey, après qu’un groupe de soldats a tenté de s’emparer de plusieurs sites stratégiques, dont le palais présidentiel. Les autorités nigériennes affirment avoir repris le contrôle des zones concernées, mais les motivations des mutins et leur nombre restent inconnus.
Une mutinerie rapidement maîtrisée par l’armée
Vers 00h20, dans la nuit de vendredi à samedi, un groupe de militaires « en rupture avec le règlement » a séquestré des camarades au sein de la base 101 de Niamey, avant d’étendre son action à plusieurs sites sensibles de la capitale, notamment aux abords du palais présidentiel. Selon le ministère de la Défense, « la prompte réaction des forces de sécurité a permis de circonscrire ce mouvement et de reprendre progressivement le contrôle des zones occupées ».
Plusieurs soldats présentés comme impliqués dans la mutinerie ont été neutralisés ou interpellés, comme en attestent des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. L’une d’elles montre un militaire en haoussa, affirmant avoir été trahi par un « copain » ayant communiqué leur matricule. Ces images, bien que révélatrices de la méthode d’identification des mutins, ne permettent pas de confirmer leur identité ou les circonstances exactes de leur arrestation.
Des rumeurs non confirmées alimentent le flou
Plusieurs informations non officielles ont circulé tout au long de la journée, sans être corroborées. Parmi elles, l’arrivée présumée de renforts pour soutenir les mutins, ou encore l’allégeance supposée du chef de la gendarmerie nationale à leur cause. Aucune de ces affirmations n’a été validée par une source fiable à ce stade.
Le capitaine Abdoulaye Ben Idé, cité dans certaines publications non vérifiées comme un possible meneur, n’est associé à aucun élément tangible dans les communiqués officiels ou les témoignages directs. Son nom reste donc une piste non confirmée, sans lien établi avec les événements du 29 août.
L’aéroport de Niamey reste opérationnel malgré la crise
Malgré la tentative de coup d’État, l’aéroport international Diori Hamani est resté ouvert. Dans une lettre circulaire signée par le Colonel-major Hamadou Ousseini Ibrahim, l’Agence nationale de l’aviation civile a demandé aux compagnies aériennes de maintenir la continuité des services tout en renforçant les mesures de sûreté.
Cette stabilité relative contraste avec l’incertitude qui persiste sur les motivations des mutins et l’ampleur réelle de leur mouvement. Les autorités n’ont ni précisé le nombre de soldats impliqués, ni confirmé l’existence de victimes parmi les forces engagées.