New York lève le voile sur la dissimulation des risques sanitaires après les attentats du 11-Septembre

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
New York lève le voile sur la dissimulation des risques sanitaires après les attentats du 11-Septembre

Vingt-cinq ans après les attentats du 11-Septembre, la municipalité de New York a entamé la publication de dizaines de milliers de documents officiels attestant d'une dissimulation délibérée des risques sanitaires liés à la qualité de l'air. Cette initiative, portée par le maire Zohran Mamdani, fait suite à un accord judiciaire avec l'organisation 9/11 Health Watch et vise à faire la lumière sur les décisions prises par les administrations précédentes concernant la gestion des poussières toxiques à Ground Zero.

Une stratégie de dissimulation confirmée

Les documents rendus publics révèlent que les autorités municipales disposaient d'informations précises sur la toxicité de l'air ambiant au lendemain des attaques. Selon les déclarations du maire Zohran Mamdani, ces archives démontrent que la ville a sciemment minimisé les dangers pour limiter sa propre responsabilité juridique. Ces révélations jettent une ombre nouvelle sur la gestion des mandats de Rudy Giuliani, en poste lors des attentats, et de Michael Bloomberg, qui lui a succédé à l'hiver 2002.

Un bilan sanitaire lourd

Au-delà des 2 977 victimes directes des attentats, les conséquences sanitaires à long terme sont majeures. Plus de 9 400 personnes sont décédées des suites de maladies liées à l'exposition aux polluants et aux poussières résiduelles qui ont stagné pendant des mois dans le sud de Manhattan. Des milliers de résidents et de travailleurs souffrent encore aujourd'hui de cancers et de pathologies respiratoires, des affections directement corrélées aux messages rassurants, mais erronés, diffusés par les autorités de l'époque.

Un processus de transparence sur douze mois

L'administration actuelle a prévu de mettre en ligne les 173 000 documents par vagues successives sur une période d'un an. Parmi les éléments déjà identifiés, certains détaillent des échanges internes sur les risques sanitaires et les préoccupations exprimées par des élus, comme le représentant Jerry Nadler, concernant la santé des habitants de Manhattan. Si les entourages des anciens maires mis en cause n'ont pas encore réagi, cette démarche marque une rupture historique : pour la première fois en un quart de siècle, la ville accepte de confronter ses archives aux questions sur ce qu'elle savait, et à quel moment elle en a eu connaissance.

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