Lors de son allocution à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été confronté à la sortie d’une trentaine de délégués, un geste de protestation contre les opérations militaires d’Israël à Gaza et au Liban. Le départ massif a laissé la salle presque vide, soulignant la polarisation internationale autour du conflit.
Départ massif des délégués : un geste de protestation diplomatique
La tradition de quitter la salle lors d’un discours à l’ONU sert à exprimer une opposition politique claire. Ce jour‑là, des dizaines de représentants ont quitté l’enceinte en réponse à ce que les organisateurs ont qualifié de « campagne génocidaire » menée par Israël au Moyen‑Orient. Les manifestants ont dénoncé les violations répétées du cesse‑z‑le‑feu à Gaza et au Liban, ainsi que l’interception d’une flottille humanitaire en mai, qui visait à acheminer des vivres vers la bande de Gaza.
Le discours de Netanyahu : défense des opérations militaires et accusations
Netanyahu a réaffirmé la légitimité des actions militaires d’Israël, déclarant que le pays « n’a pas d’autre choix » et qu’il « gagnera ». Il a rejeté les accusations de génocide, les qualifiant du « plus grand mensonge du siècle ». Le Premier ministre a rappelé l’attaque du Hamas en 2023, qui aurait fait environ 1 200 victimes, pour justifier la riposte israélienne. Il a également qualifié le président turc Recep Tayyip Erdogan de « tyran » et l’a accusé de soutenir le Hamas, tout en critiquant le maire de New York, Zohran Mamdani, pour ses propos selon lesquels les Juifs ne se sentiraient plus en sécurité dans la ville.
Réactions et enjeux pour la scène internationale
Les délégués qui sont restés ont été interpellés par Netanyahu, qui les a appelés à quitter la salle s’ils n’étaient pas d’accord avec son propos. Le maire de New York a rétorqué que les accusations de Netanyahu étaient infondées. Cette confrontation intervient à quelques semaines des élections législatives israéliennes, où le Premier ministre cherche à consolider son soutien. Le départ des délégués rappelle des protestations similaires en 2024 et 2025, montrant une continuité de la contestation internationale face aux politiques israéliennes dans la région.