Des protestations ont éclaté devant le siège de l’Organisation des Nations unies à New York alors que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’apprêtait à prendre la parole devant l’Assemblée générale. Environ deux cents manifestants, appelés par le groupe Jewish Voice for Peace, ont scandé des slogans contre l’armement d’Israël et réclamé la fin du blocus de Gaza, tandis que plusieurs délégations ont quitté la salle au début du discours, soulignant la polarisation internationale autour du conflit.
Rassemblement anti‑guerre devant l’ONU
Le groupe Jewish Voice for Peace a mobilisé près de deux cents participants qui ont bloqué partiellement la circulation autour du bâtiment de l’ONU. Les slogans entendus, tels que « Stop arming Israel » et « Let Gaza live », reflètent la demande d’un arrêt immédiat du soutien militaire occidental à Israël. Des forces de sécurité ont interpellé quelques manifestants qui avaient entravé la circulation, mais aucune violence majeure n’a été signalée.
Départ de dizaines de délégations au cours du discours
À l’intérieur de l’Assemblée générale, le début du discours de Netanyahu a été marqué par le retrait de plusieurs dizaines de délégués, issus de différentes missions diplomatiques. Le Premier ministre a qualifié ces absences de « lâches moraux » et a lancé une provocation en rappelant les massacres perpétrés par le régime iranien, demandant aux absents où ils se trouvaient à ce moment‑là. Ce geste a renforcé la tension entre les partisans d’Israël et ceux qui soutiennent la cause palestinienne au sein de la communauté internationale.
Netanyahu critique les positions occidentales
Dans son allocution, Netanyahu a également pointé du doigt plusieurs pays occidentaux, notamment le Royaume‑Uni et la France, qu’il accuse de dénoncer ce qu’il qualifie de « colonialisme israélien » tout en rappelant leurs propres histoires coloniales. Cette dénonciation vise à remettre en cause la légitimité des critiques occidentales sur la politique israélienne, en les plaçant dans un cadre historique de responsabilité partagée.