Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a balayé d’un revers de main toute possibilité d’accord diplomatique avec l’Iran, qualifiant ses dirigeants de « sauvages » lors d’un événement public mardi. Une déclaration qui s’inscrit dans la continuité de sa ligne dure contre Téhéran, tout en affichant un soutien sans réserve à la campagne de pression économique américaine lancée contre la République islamique.
Une rhétorique anti-iranienne renforcée par l’alliance avec Trump
Benyamin Netanyahou a réitéré son opposition radicale à toute négociation avec les autorités iraniennes, qu’il a qualifiées de « sauvages » lors d’une rencontre avec des soutiens mardi soir. Cette position, qu’il défend depuis des années, s’appuie sur son rejet de l’accord nucléaire de 2015, abandonné par les États-Unis en 2018 sous l’administration Trump. Le Premier ministre israélien a évoqué cette question lors d’un échange avec Donald Trump, saluant par ailleurs la nouvelle stratégie américaine de « D-day économique » contre l’Iran, annoncée lundi.
La pression économique comme alternative à la diplomatie
Les États-Unis ont officiellement lancé une offensive pour asphyxier l’économie iranienne, déjà fortement affaiblie par des décennies de sanctions. Netanyahou a publiquement endorsed cette approche, tandis que Trump a promis de « resserrer le blocus contre ceux qui aident ce régime, cette terrible dictature ». Cette stratégie vise à isoler Téhéran économiquement et à affaiblir son soutien aux groupes armés régionaux, comme le Hezbollah libanais ou le Hamas, que l’Iran finance et arme.
Un cessez-le-feu imposé, mais des tensions persistantes
Malgré son opposition affichée à toute négociation avec l’Iran, Netanyahou a dû composer avec les décisions américaines dans la région. Fin février, les frappes israélo-américaines contre l’Iran ont déclenché un conflit ouvert, avant qu’un cessez-le-feu ne soit imposé par Washington en avril. Cette situation illustre les limites de l’autonomie stratégique israélienne face à la politique américaine, notamment sous une administration Trump déterminée à éviter une escalade militaire directe.