Une coulée de boue dévastatrice à la frontière entre le Népal et le Tibet a fait au moins 472 morts et laisse plus de 1 400 disparus, selon le dernier bilan. Les opérations de secours s’intensifient, mais une retenue d’eau de 2 millions de m³, formée par l’obstruction d’un cours d’eau, menace de céder et d’aggraver la crise.
Un bilan humain lourd et des disparus par milliers
Le Népal déplore 469 morts et la Chine trois, tandis que plus de 1 400 personnes restent portées disparues, dont plusieurs centaines de ressortissants étrangers. Les autorités locales évoquent des centaines d’ouvriers piégés dans un tunnel sur un chantier de barrage hydroélectrique, où les secours tentent une évacuation périlleuse. À ce stade, 350 personnes ont déjà été secourues dans la zone, mais une centaine d’autres restent bloquées.
Une retenue d’eau géante menace de rompre en Chine
La coulée de boue a obstrué un cours d’eau au Tibet, formant une retenue d’eau de 2 millions de m³ déjà en excédent. Les autorités chinoises alertent sur un risque de rupture dans les trois jours, pouvant provoquer une « crue importante en aval ». Plus de 1 000 personnes ont déjà été évacuées en urgence, mais les opérations de secours sont suspendues dans la zone la plus menacée. Des pluies sont attendues dans les prochains jours, aggravant la pression sur la structure.
Ouvriers piégés et chantier hydroélectrique sous haute tension
Sur le chantier du barrage Trishuli, au Népal, une centaine d’ouvriers sont coincés dans un tunnel depuis la catastrophe. L’armée népalise coordonne les opérations d’évacuation, mais les conditions restent extrêmement dangereuses. Le Premier ministre a confirmé que 350 personnes avaient déjà été mises en sécurité, mais le sort des autres reste incertain. Ce projet hydroélectrique, déjà en difficulté, pourrait subir des retards majeurs.
La France mobilisée pour ses ressortissants disparus
Le ministre français des Affaires étrangères, Sébastien Lecornu, a confirmé que « plusieurs ressortissants français manquent à l’appel ». Paris a proposé une aide d’urgence au Népal et au Tibet, sans préciser la nature des moyens déployés. Cette catastrophe rappelle les risques liés aux infrastructures hydroélectriques en zone montagneuse, où les crues soudaines peuvent transformer des chantiers en pièges mortels.