Une coulée de boue dévastatrice à la frontière entre le Népal et le Tibet a causé la mort d’au moins 616 personnes et laissé des milliers de disparus, dont quatre Français. Les autorités locales alertent sur un risque accru d’inondations en aval après la rupture d’un lac glaciaire.
Un bilan humain en forte hausse
Le dernier bilan officiel, publié ce samedi 29 août, fait état d’au moins 616 morts, principalement au Népal. Près de 2 500 personnes restent portées disparues, selon les secours locaux. Les inondations ont frappé de plein fouet la région du glacier du Langtang Lirung, un site emblématique de l’Himalaya, où les dégâts sont visibles sur les images comparatives avant et après la catastrophe.
La France mobilisée pour ses ressortissants
Le Quai d’Orsay a confirmé la disparition de quatre Français, tandis que la ministre déléguée aux Affaires étrangères a indiqué que Paris se tenait « à disposition des autorités népalaises » pour faciliter les recherches et l’identification des victimes. Les autorités locales et les équipes de secours coordonnent leurs efforts pour localiser les disparus et évaluer l’étendue des destructions.
Un risque de nouvelles inondations en aval
Une retenue d’eau s’est formée au Tibet à la suite de la coulée de boue, et son écoulement progressif pourrait provoquer une « crue importante en aval », selon les alertes lancées par la police népalaise. Cette situation aggrave la menace sur les zones déjà sinistrées et complique les opérations de sauvetage.
Une catastrophe aux conséquences durables
Au-delà du bilan humain, les inondations ont ravagé des infrastructures et des habitations, isolant des communautés entières. Les experts soulignent la nécessité d’une réponse humanitaire rapide pour éviter une crise sanitaire et alimentaire dans les semaines à venir. La communauté internationale est appelée à soutenir les efforts de reconstruction et de prévention des risques climatiques dans la région himalayenne.