Le 23 septembre, la mairie de N'Djamena a officiellement inauguré un projet de digitalisation de l’état civil, soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et concrétisé par un mémorandum d’entente avec l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS). Cette initiative vise à répondre aux difficultés de conservation et de fiabilité des registres traditionnels.
Signature d’un mémorandum d’entente avec l’ANATS
Lors de la cérémonie de lancement, les représentants de la mairie et de l’ANATS ont signé un accord qui définit les modalités de coopération pour la mise en place d’un système numérique de gestion des titres d’état civil. L’ANATS, chargée de la production de documents sécurisés, apportera son expertise technique afin d’assurer l’authenticité et la traçabilité des actes de naissance, de mariage et de décès.
Les défis historiques du registre d’état civil au Tchad
Depuis plusieurs années, le système d’enregistrement civil du pays souffre d’une mauvaise conservation des archives papier, de pertes de documents et de risques de falsification. Ces lacunes compliquent l’accès des citoyens aux services publics, entravent la planification démographique et exposent l’État à des fraudes administratives. La numérisation est présentée comme une réponse structurante à ces problèmes.
Apport de l’OIF dans le processus de modernisation
L’OIF intervient comme partenaire financier et technique, en mobilisant des ressources pour l’acquisition de matériel informatique, la formation du personnel municipal et le développement d’une plateforme sécurisée. Ce soutien s’inscrit dans la stratégie plus large de l’OIF visant à renforcer les capacités institutionnelles des pays francophones en matière de gouvernance numérique.
Impacts attendus pour les citoyens et l’administration
Une fois le système opérationnel, les habitants de N'Djamena pourront obtenir leurs actes d’état civil en ligne, réduisant ainsi les délais d’attente et les déplacements. Pour l’administration, la digitalisation promet une meilleure traçabilité des données, une réduction des coûts de gestion et une base fiable pour les politiques publiques liées à la santé, à l’éducation et à la sécurité sociale.