La municipalité du 3e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djaména, a organisé une cérémonie d’inauguration pour la remise d’équipements destinés à combattre le dengue et le paludisme, dans le cadre d’une stratégie locale de prévention et de protection sanitaire.
Un lot d’équipements destiné à la lutte anti‑moustiques
Lors de l’événement, les autorités locales ont reçu un ensemble complet de matériels : 1 000 moustiquaires, 100 pulvérisateurs manuels, 200 litres d’insecticide « DD FORCE », 200 unités de produits insecticides, 150 kits de dépistage du dengue, ainsi que des fournitures de protection individuelle (60 boîtes de lait Nido de 400 g, 100 paires de gants médicaux, 100 masques et 100 lunettes de protection). Le maire a souligné que l’usage adéquat de ces ressources était essentiel pour renforcer la prévention sanitaire dans le quartier.
Objectifs chiffrés : zéro dengue, paludisme à son minimum
Le mandat affiché par le maire du 3e arrondissement est ambitieux : atteindre zéro cas de dengue et réduire la transmission du paludisme au niveau le plus bas possible. Pour y parvenir, la municipalité mise sur une double approche : intensifier les opérations de pulvérisation anti‑moustiques et améliorer la propreté des espaces publics afin d’éliminer les sites de reproduction des moustiques.
Mobilisation communautaire et responsabilités partagées
Le responsable local a appelé les chefs de quartiers, les associations, les jeunes, les femmes et les leaders communautaires à s’engager activement dans les campagnes de sensibilisation et de nettoyage. Selon lui, la lutte contre ces maladies vectorielles ne peut réussir que si les autorités municipales, les services de santé et les citoyens coopèrent étroitement. Le maire a rappelé l’importance de vider les eaux stagnantes, de nettoyer les rues et de gérer les déchets de façon à empêcher la prolifération des moustiques.
Enjeux de santé publique dans le contexte tchadien
Le dengue et le paludisme restent parmi les principales menaces sanitaires en Afrique subsaharienne, notamment dans les zones urbaines où la densité de population favorise la propagation des vecteurs. Au Tchad, les épisodes de paludisme sont récurrents, tandis que le dengue, bien que moins fréquent, connaît des flambées périodiques. La mise à disposition d’équipements de dépistage et de prévention dans le 3e arrondissement représente donc une réponse concrète aux défis de santé publique, en alignement avec les stratégies nationales de lutte contre les maladies vectorielles.