La société minière Nawara Company Limited a officiellement sollicité l'intervention de la direction des enquêtes criminelles de la police ghanéenne. Cette requête fait suite à une incursion armée violente survenue le 12 août 2026 sur son site d'exploitation, marquée par des pertes en vies humaines et la destruction massive d'infrastructures industrielles.
Une incursion armée aux conséquences lourdes
Selon les éléments transmis aux autorités, un groupe lourdement armé, circulant à bord d'une demi-douzaine de véhicules, a fait irruption sur le site minier aux alentours de 10h30. L'opération a engendré un bilan humain tragique, incluant un décès et plusieurs blessés par balles. Au-delà du préjudice humain, l'entreprise dénonce le vol de stocks d'or et de concentrés aurifères dont la valeur est estimée à plus de 100 millions de cédis ghanéens.
Destruction d'équipements industriels
La situation a pris une tournure critique après la médiatisation de l'événement. Nawara rapporte que des individus, possiblement liés aux assaillants initiaux, sont revenus sur les lieux pour incendier des équipements lourds essentiels à l'activité minière. Parmi les biens détruits figurent une unité de lavage mobile, une centrale électrique industrielle ainsi que divers systèmes de pompage d'eau et de boue, représentant des pertes financières se chiffrant en millions de dollars.
Exigence d'une enquête indépendante
Face à la gravité des faits, la direction de Nawara exhorte la police à mener une investigation rigoureuse et factuelle. La société demande l'exploitation systématique des preuves disponibles, notamment les enregistrements de vidéosurveillance, les données de télécommunications et les témoignages du personnel présent lors des faits. L'enjeu dépasse le cadre de l'entreprise : Nawara souligne que cette affaire interroge directement la protection de la propriété privée, le respect de l'État de droit et la sécurité des opérations commerciales légitimes au Ghana.
Identification des responsables
L'un des points centraux de la pétition déposée auprès du CID concerne l'origine de l'opération. L'entreprise exige que la lumière soit faite sur les commanditaires de la saisie des excavatrices et des métaux précieux, ainsi que sur la localisation actuelle des biens soustraits. La société, qui affirme opérer en totale conformité avec la législation en vigueur, attend désormais des autorités une réponse urgente pour garantir la sécurité de ses installations et de ses employés.