Lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, la Première Dame du Bénin, Nathalie Villette-Wadagni, a placé la cohésion sociale au cœur des stratégies de résilience face aux défis mondiaux. Son intervention a souligné l'impératif d'une solidarité collective pour protéger les populations les plus vulnérables face aux crises économiques, climatiques et sécuritaires.
La solidarité comme rempart contre la fragilité
S'exprimant devant un parterre international, Nathalie Villette-Wadagni a insisté sur le fait que la résilience ne saurait être une simple affaire individuelle. S'appuyant sur des échanges préalables avec des acteurs de la société civile et des entrepreneurs béninois, elle a défini la cohésion comme une responsabilité partagée. Selon cette vision, la capacité d'une nation à surmonter les incertitudes dépend directement de la force des mécanismes d'entraide communautaire, essentiels pour soutenir les agriculteurs, les mères et les travailleurs exposés aux aléas du quotidien.
La jarre de Guézo : un symbole historique de l'unité
Pour illustrer son plaidoyer, la Première Dame a convoqué la figure historique du roi Guézo et la légende de la « jarre trouée ». Ce récit traditionnel du XIXe siècle, qui illustre la nécessité pour plusieurs personnes d'obstruer ensemble les orifices d'une jarre pour en préserver le contenu, a servi de métaphore à l'action publique moderne. Dans cette allégorie, la jarre symbolise l'avenir commun, les trous représentent les vulnérabilités structurelles, et les mains des citoyens figurent les efforts de solidarité indispensables pour maintenir la dignité et l'espoir au sein de la société.
Une vision béninoise de la résilience globale
Cette intervention marque une étape significative dans la promotion du patrimoine immatériel béninois sur la scène diplomatique. En reliant la sagesse ancestrale aux enjeux contemporains de développement, Nathalie Villette-Wadagni propose un modèle où la protection sociale n'est pas seulement une politique descendante, mais un effort collectif où chaque citoyen joue un rôle actif. Ce discours, prononcé quelques mois après l'investiture du président Romuald Wadagni, réaffirme l'importance des liens sociaux comme pilier fondamental de la stabilité et de la résistance des États face aux chocs exogènes.