Le Kenya a présenté une candidature officielle pour accueillir les Championnats du monde d'athlétisme senior en 2029, une première pour le continent africain. La décision finale de World Athletics doit être rendue en septembre 2026, et Nairobi mise sur son expérience d’organisation et son héritage sportif pour convaincre le comité.
Une candidature portée par l’expérience kenyane
La capitale kényane a déjà accueilli deux éditions junior de la fédération : les Mondiaux U18 en 2017 et les Mondiaux U20 en 2021. Ces événements ont permis de tester les infrastructures, la logistique et la capacité d’accueil du public local. En outre, Nairobi organise chaque année le Kip Keino Classic, une étape du circuit mondial d’athlétisme, qui attire des athlètes de haut niveau et des médias internationaux. Ces références sont présentées comme des preuves concrètes de la maîtrise organisationnelle du Kenya.
Le poids historique du Kenya dans l’athlétisme mondial
Le Kenya est reconnu comme l’une des grandes nations de l’athlétisme, notamment dans les courses de fond. Des champions olympiques et mondiaux comme Eliud Kipchoge, David Rudisha ou Faith Kipyegon sont issus du pays, renforçant l’attachement national à la discipline. Cette tradition crée un soutien populaire fort pour l’idée d’accueillir le plus grand rendez‑vous planétaire de l’athlétisme, perçu comme un moyen de valoriser le talent local et d’inspirer les futures générations.
Enjeux et perspectives d’une première édition africaine
Si la candidature de Nairobi est retenue, le continent pourrait bénéficier d’un impact économique et médiatique majeur : afflux de visiteurs, création d’emplois temporaires, visibilité accrue pour les sponsors locaux et stimulation du tourisme sportif. Sur le plan symbolique, cela marquerait une reconnaissance de l’Afrique comme acteur incontournable du sport mondial, ouvrant la porte à d’autres grandes compétitions internationales. Toutefois, la décision dépendra de l’évaluation de World Athletics sur la capacité du pays à garantir la sécurité, les standards techniques et la durabilité des installations. En attendant le verdict de septembre 2026, le Kenya continue de mobiliser les acteurs publics et privés autour de ce projet ambitieux.