Le Nigeria Democratic Congress (NDC) a officiellement désigné Musa Shugaba-Abdullahi comme son candidat au poste de gouverneur de l'État de Nasarawa pour les élections générales de 2027. Cette investiture, actée lors d'une élection primaire de substitution tenue à Lafia, marque une étape stratégique pour le parti qui ambitionne de conquérir le pouvoir local face à la formation au pouvoir.
Un processus électoral sous supervision officielle
L'élection, qui a pris la forme d'une affirmation, a été dirigée par le Dr Peter Onigah, trésorier national du NDC et président du comité électoral. Le scrutin s'est déroulé en conformité avec la loi électorale nigériane et sous la supervision des agents de la Commission électorale nationale indépendante (INEC). Ce processus a également permis de désigner cinq candidats du parti pour briguer des sièges à l'Assemblée de l'État, notamment dans les circonscriptions de Kokona, Keffi, Obi et Toto/Gadabuke.
Priorités programmatiques : éducation et santé
Musa Shugaba-Abdullahi a articulé son projet politique autour d'un agenda en cinq points : éducation, santé, infrastructures, autonomisation et sécurité. Le candidat propose notamment la gratuité et l'obligation scolaire pour les jeunes de 3 à 19 ans, une mesure présentée comme un levier essentiel pour lutter contre l'analphabétisme et, par extension, contre l'insécurité. Dans le secteur de la santé, il affiche l'ambition de transformer Nasarawa en un pôle médical national afin de réduire la dépendance aux soins à l'étranger, un phénomène coûteux pour les citoyens et l'économie locale.
Une stratégie de mobilisation pour 2027
Le président du NDC dans l'État de Nasarawa, Dogo Shammah, a souligné que cette primaire de substitution était devenue nécessaire après l'absence de candidats dans certaines circonscriptions lors du scrutin initial de mai 2026. Le parti appelle désormais l'ensemble de ses structures locales, des responsables de zones aux leaders d'unités, à une mobilisation accrue. L'objectif affiché est clair : proposer une alternative à la gestion actuelle de l'État, jugée responsable d'un retard de développement, en misant sur une approche pragmatique des besoins des populations locales plutôt que sur des projets d'envergure sans impact direct sur le quotidien des citoyens.