Le président du conseil d'administration de MTN Ghana, le Dr Ishmael Yamson, a justifié le retard dans l'annonce d'un programme de soutien aux Ghanéens rapatriés d'Afrique du Sud. Cette décision, initialement prévue, a été repoussée afin de revoir à la hausse une enveloppe jugée insuffisante pour répondre durablement aux besoins des personnes concernées.
Révision à la hausse : le nouveau plan de soutien de MTN
Le Dr Ishmael Yamson a révélé que le conseil d'administration a jugé le montant initial de 10 millions de GHC inadapté. En conséquence, l'entreprise a entrepris de porter cette aide à 20 000 GHC par bénéficiaire, visant ainsi un soutien à long terme. Ce processus de révision, couplé aux délais administratifs inhérents à la validation d'initiatives au sein d'une multinationale, a retardé la communication officielle. Par ailleurs, le dirigeant a fermement condamné les récentes violences xénophobes en Afrique du Sud, qui ont coûté la vie à deux ressortissants ghanéens, précisant que le groupe MTN se désolidarise totalement de ces actes.
Démystifier l'ancrage sud-africain face aux appels au boycott
La question du soutien aux rapatriés est devenue un enjeu de réputation majeur pour MTN Ghana, cible de critiques sur son engagement en raison de ses origines sud-africaines. Le Dr Yamson a tenu à clarifier la structure de l'entreprise : 98 % des employés de la filiale ghanéenne sont des nationaux et plus de 120 000 Ghanéens détiennent des parts dans la société. Il a souligné que si le siège social est situé en Afrique du Sud, l'actionnariat du groupe est international, avec une présence américaine prédominante. Cette mise au point vise à contrer les appels au boycott des entreprises sud-africaines au Ghana, tout en réaffirmant l'incompatibilité des actes xénophobes avec les principes de libre-échange et d'intégration régionale.
Vers une résolution diplomatique et le déploiement des aides
Le Dr Yamson a assuré que les discussions avec le gouvernement ghanéen sont en phase finale et qu'une annonce officielle concernant le nouveau dispositif de soutien sera faite prochainement. L'attention se porte désormais sur la mise en œuvre concrète de ce fonds et sur la capacité de l'entreprise à apaiser les tensions sociales. Il reste également à observer comment ces engagements financiers et diplomatiques influenceront la perception publique de la marque dans un contexte où l'intégration économique régionale est mise à l'épreuve par les tensions diplomatiques entre les deux nations.