Le président du conseil d’administration de MTN Ghana, le Dr Ishmael Yamson, a vivement condamné les récentes attaques xénophobes visant des Ghanéens en Afrique du Sud, qualifiant ces actes de "révoltants" et de "totalement inacceptables". L’entreprise, dont le siège social se trouve en Afrique du Sud, a réaffirmé son rejet catégorique de ces violences, qui ont déjà fait deux morts parmi ses ressortissants. Une prise de position qui intervient alors que des tensions persistent entre les deux pays, malgré les appels à l’intégration économique régionale.
Une condamnation unanime de la direction de MTN
Le Dr Yamson a précisé que la condamnation de ces actes par MTN Ghana s’est faite en coordination avec la Chambre de commerce sud-africaine au Ghana, qui avait initialement publié une déclaration. Il a souligné que l’entreprise ne tolère aucune forme de xénophobie, affirmant : « En tant que président de MTN Ghana, je suis profondément en colère face à ces actes. »
Cette position a été réitérée par le président du groupe MTN, qui a également dénoncé ces violences. MTN Ghana a par ailleurs rappelé que 98 % de ses employés sont ghanéens et que plus de 120 000 Ghanéens détiennent des actions dans l’entreprise. Une manière de rappeler son ancrage local et son rôle dans l’économie du pays.
Un risque de représailles contre les entreprises sud-africaines au Ghana
Face à ces attaques, des appels ont été lancés pour cibler les entreprises sud-africaines présentes au Ghana. Une perspective que le Dr Yamson juge « malheureuse », soulignant que MTN Ghana emploie massivement des locaux et que ses actionnaires sud-africains ne représentent qu’une minorité au niveau du groupe. « Le siège de MTN est en Afrique du Sud, mais cela ne doit pas servir de prétexte à des actes aussi graves », a-t-il déclaré.
L’intégration régionale mise à mal par les tensions
Le président de MTN Ghana a critiqué le double discours de l’Afrique du Sud, qui prône le libre-échange et l’intégration régionale tout en tolérant des violences affectant la libre circulation des personnes et des biens. Une contradiction qui, selon lui, menace la stabilité économique et sociale du continent. « On ne peut pas parler d’intégration tout en commettant des actes qui la sapent », a-t-il conclu.