La commune de Moundou a publié, le 8 septembre, un arrêté interdisant la mendicité des enfants ambulants dans les espaces publics. Un délai de deux semaines est accordé aux familles pour se conformer, sous peine de sanctions prévues par la législation en vigueur.
Interdiction officielle et cadre juridique
Le maire de Moundou a clairement indiqué que les enfants, notamment les « Madjiri » et les enfants de rue, ne peuvent plus circuler près des voies publiques ni pénétrer dans les institutions, administrations ou tout autre lieu public pour solliciter de l’argent. Cette mesure s’appuie sur les textes légaux qui régissent la protection de l’enfance et le maintien de l’ordre public dans la ville.
Délai de mise en conformité pour les familles
Un délai de quatorze jours, à compter de la diffusion du communiqué, a été fixé pour que les parents, tuteurs ou responsables prennent les dispositions nécessaires afin d’arrêter toute forme de mendicité. Cette période vise à offrir aux familles le temps de trouver des alternatives, que ce soit par le biais d’associations locales, de programmes d’insertion ou d’aides sociales.
Sanctions prévues et rôle de la communauté
Passé ce délai, toute personne qui maintient, encourage ou laisse un enfant pratiquer la mendicité s’expose à des mesures prévues par les textes en vigueur, pouvant aller de contraventions à des poursuites judiciaires. La mairie a souligné qu’elle comptera sur la compréhension et la collaboration de tous les acteurs – autorités locales, services sociaux et citoyens – pour assurer le respect de l’arrêté.
Objectifs de la mesure pour la protection des enfants
Au cœur de cette décision se trouve la volonté de protéger les enfants contre les risques liés à la mendicité, notamment l’exploitation, les abus et les dangers sanitaires. En interdisant la sollicitation d’argent dans les espaces publics, la commune cherche également à préserver l’ordre public et à améliorer la perception de la ville auprès des visiteurs et des investisseurs.