Le district sanitaire de Moundou centre a organisé, les 26 et 27 août 2026, un comité directeur dédié à l’évaluation à mi-parcours de ses activités sanitaires pour le premier semestre 2026. Une démarche visant à identifier les forces, les faiblesses et les pistes d’amélioration pour renforcer l’accès aux soins dans cette région du Tchad.
Un bilan sanitaire sous haute surveillance
Les responsables du district sanitaire de Moundou centre ont présenté un état des lieux des activités menées depuis janvier 2026. L’objectif ? Dresser un tableau précis des avancées réalisées, mais aussi des obstacles persistants, notamment en matière de couverture sanitaire et de qualité des services. Les discussions ont porté sur l’efficacité des campagnes de vaccination, la gestion des ressources humaines et matérielles, ainsi que sur les défis logistiques qui entravent encore l’accès aux soins pour les populations locales.
La préfecture de Lac-Wey mobilisée pour la santé publique
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le préfet du département de Lac-Wey, Ahmed Oumarou Djibrilla, en présence des cadres sanitaires et des partenaires techniques. Son intervention a souligné l’importance d’une évaluation rigoureuse pour orienter les politiques publiques locales. « Ce bilan à mi-parcours est une étape clé pour ajuster nos stratégies et garantir une meilleure prise en charge des patients », a-t-il déclaré. Les participants ont également échangé sur les synergies à renforcer entre les acteurs locaux et les structures de santé pour optimiser les ressources disponibles.
Quels enjeux pour la suite ?
Parmi les points saillants du bilan, la question de la disponibilité des médicaments et des équipements a été particulièrement mise en avant. Les retards dans les approvisionnements, couplés à des infrastructures parfois inadaptées, continuent de peser sur la qualité des soins. Les responsables sanitaires ont également pointé du doigt la nécessité de renforcer la formation des agents de santé et d’améliorer la coordination entre les différents niveaux de prise en charge. Une attention particulière a été accordée aux zones rurales, où l’accès aux services de santé reste le plus limité. À terme, ces discussions pourraient déboucher sur des recommandations concrètes pour le second semestre 2026, avec un accent sur l’innovation et la résilience du système de santé local.