Momo Cissé, chroniqueur connu sous le pseudonyme de "Momo", a annoncé sur Facebook sa convocation devant la Division spéciale de cybersécurité (DSC) prévue ce jeudi à 10 h 30. Cette audition fait suite à une vidéo diffusée sur YouTube où il a formulé de graves accusations à l’encontre de la Police nationale dans le cadre de l’affaire Nourah Ba, soulevant ainsi un débat sur la liberté d’expression et la responsabilité des forces de l’ordre.
Convocation officielle devant la DSC
Le chroniqueur a indiqué qu’il se présentera à la DSC, l’unité sénégalaise chargée de la lutte contre la cybercriminalité, afin de répondre aux questions des enquêteurs. La date et l’heure de l’audition, fixées à 10 h 30 ce jeudi, ont été communiquées par le même communiqué publié sur son profil Facebook. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni quant aux modalités de la procédure.
Accusations ciblant la Police nationale
Dans la vidéo hébergée sur la chaîne YouTube « Sen Téranga », Momo Cissé a affirmé que l’influenceuse Nourah Ba aurait été privée d’accès aux toilettes pendant sa garde à vue dans un commissariat de Dakar. Il a également dénoncé un policier en civil qui, selon lui, aurait insulté la jeune femme sur la Corniche avant son interpellation. Enfin, le chroniqueur a remis en cause la légitimité de l’autosaisine du procureur de la République dans ce dossier, insinuant une prise de décision unilatérale.
Enjeux de la liberté d’expression et de la responsabilité policière
Cette affaire soulève deux questions majeures pour le débat public sénégalais. D’une part, la capacité des journalistes et chroniqueurs à critiquer les institutions sans crainte de sanctions, d’autre part, la nécessité de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes placées en garde à vue, notamment l’accès aux besoins physiologiques. La DSC devra déterminer si les propos de Momo Cissé relèvent de la diffamation, de la désinformation ou d’une simple expression d’opinion protégée.
Perspectives et suite de l’enquête
À ce stade, les autorités n’ont pas indiqué la direction que prendra l’enquête ni les éventuelles sanctions qui pourraient être envisagées. L’audition permettra aux enquêteurs d’examiner les preuves vidéo et les témoignages liés aux accusations. Le résultat de cette procédure pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les médias sénégalais abordent les affaires sensibles impliquant les forces de l’ordre, ainsi que sur les pratiques policières en matière de garde à vue.