Le baromètre Mali Mètre 2026 montre que 46,7 % des Maliens déclarent encore faire confiance à la justice, un résultat qui met en lumière les difficultés structurelles de l’institution judiciaire et les attentes de la population.
Résultats du baromètre Mali Mètre 2026
Selon l’enquête menée en 2026, près d’un citoyen sur deux (46,7 %) exprime une confiance positive envers le système judiciaire malien. Ce chiffre, bien qu’encore majoritaire, reflète une légère progression par rapport aux précédentes éditions du même baromètre, où la confiance était inférieure à 40 %.
Facteurs qui pèsent sur la confiance dans la justice
Les répondants ont identifié plusieurs obstacles à une confiance plus forte : la lenteur des procédures, le manque de transparence dans les décisions, et la perception d’une influence politique sur les juges. Les zones rurales, où l’accès aux tribunaux est limité, affichent des niveaux de confiance encore plus bas, accentuant les inégalités territoriales. Par ailleurs, les cas de corruption signalés dans certaines juridictions renforcent le scepticisme du public.
Enjeux pour la gouvernance et les réformes à venir
Ce niveau de confiance, quoique supérieur à celui des années précédentes, reste insuffisant pour garantir la légitimité du système judiciaire aux yeux des citoyens. Les autorités maliennes ont annoncé, à la suite du baromètre, un plan de réforme visant à accélérer les procédures, à renforcer l’indépendance des magistrats et à améliorer la formation continue des juges. Si ces mesures sont mises en œuvre, elles pourraient contribuer à réduire les délais de traitement des dossiers et à restaurer la perception d’impartialité.
Perspectives et suivi de l’évolution de la confiance
Le prochain baromètre, prévu pour 2028, permettra d’évaluer l’impact des réformes annoncées. Une hausse notable de la confiance serait un indicateur clé de la réussite des politiques publiques en matière de justice. En attendant, les organisations de la société civile continuent de plaider pour une plus grande transparence et un meilleur accès à la justice, notamment dans les régions les plus marginalisées.