La division gaming de Microsoft s'apprête à subir une nouvelle vague de suppressions d'emplois et une réorganisation structurelle majeure. Ce projet, qui prévoit la fusion de plusieurs studios de développement, marque une étape supplémentaire dans la volonté du géant technologique d'assainir ses opérations après une série de coupes massives entamées en juillet 2026.
Une stratégie de consolidation industrielle
Les informations circulant sur cette restructuration pointent vers une volonté de « consolidation » plutôt que de fermetures sèches. L'objectif affiché par la direction serait de rationaliser l'activité en fusionnant des entités existantes. Cette dynamique pourrait notamment impacter les studios spécialisés dans les jeux de tir à la première personne (FPS). Des spéculations suggèrent un regroupement stratégique autour d'Activision, qui deviendrait le pôle central pour des franchises majeures telles que Halo, Call of Duty, Doom et Wolfenstein.
Le prolongement d'un plan de restructuration à long terme
Cette nouvelle séquence s'inscrit dans un processus de réduction des effectifs entamé bien avant l'exercice fiscal en cours. Depuis l'acquisition d'Activision Blizzard pour près de 69 milliards de dollars en 2023, Microsoft a multiplié les plans sociaux, supprimant plusieurs milliers de postes à l'échelle du groupe. En juillet 2026, la direction avait déjà acté le licenciement de 4 800 personnes au sein du groupe, dont 1 600 spécifiquement pour la branche Xbox, justifiant ces mesures par une situation financière jugée « non saine » par la nouvelle direction de Microsoft Gaming.
Un climat d'incertitude pour les créateurs
L'absence de communication officielle sur les studios précisément visés par cette nouvelle vague maintient les équipes, de Bethesda à Blizzard, dans une expectative pesante. Parallèlement à ces coupes, Microsoft aurait également réduit ses investissements dans les accords avec les studios tiers pour son service Game Pass. Ces décisions successives soulèvent des interrogations sur la capacité de l'entreprise à maintenir une dynamique de création stable, alors que la multiplication des restructurations fragilise durablement les effectifs et la structure même de ses studios historiques.