Meta a présenté le 23 septembre les Ray‑Ban Meta Audio, une version audio‑only de ses lunettes connectées, sans caméra, afin de répondre aux inquiétudes croissantes sur la vie privée.
Lancement et caractéristiques techniques
Lors de la conférence annuelle Meta Connect, le directeur général Mark Zuckerberg a montré la nouvelle paire, qualifiée de « plus légère et plus fine » que les modèles précédents. Alimentées par l’assistant d’intelligence artificielle interne, nommé Muse, ces lunettes offrent la plus longue autonomie de la gamme actuelle. L’absence de caméra permet de se concentrer sur les fonctions audio, comme la traduction en temps réel, les notifications ou les réponses vocales, tout en conservant un design plus discret.
Disponibilité commerciale et prix
Les Ray‑Ban Meta Audio seront commercialisées aux États‑Unis à partir du 13 octobre, au prix de 350 dollars. Meta a indiqué que les premières livraisons arriveront « dans les prochaines semaines », ciblant les utilisateurs déjà familiarisés avec les appareils portables de la marque et les premiers adoptants de la technologie wearable.
Contexte de polémique et réponses de Meta
L’annonce intervient après plusieurs mois de controverses autour du modèle équipé d’une caméra, accusé d’enregistrer des personnes à leur insu. Le parquet de Paris a ouvert plusieurs enquêtes suite à des plaintes de femmes filmées sans consentement. Face à ces critiques, le vice‑président chargé des produits d’IA, Vishal Shah, a rappelé que le voyant lumineux indiquant l’enregistrement était rendu « plus explicite » au fil du temps, mais a précisé que la position de l’entreprise sur la présence de caméras n’avait pas changé.
Enjeux pour le marché des wearables
En retirant la caméra, Meta ouvre de nouvelles possibilités de design et tente de regagner la confiance des consommateurs soucieux de leur vie privée. Cette orientation pourrait influencer les standards de l’industrie, où la transparence et la signalisation des enregistrements deviennent des critères de conformité réglementaire. Si le modèle audio‑only rencontre le succès escompté, il pourrait inciter d’autres acteurs à proposer des versions similaires, tout en stimulant le débat sur la frontière entre innovation et protection des données personnelles.