Un représentant du Forum du Justiciable, Babacar Ba, a été la cible d'insultes et de menaces de mort à l'intersection de Hann Maristes, déclenchant la condamnation de plusieurs organisations de la société civile et la demande d'une enquête officielle.
Déroulement de l'incident
Aux alentours de 13 h 22, deux individus à bord d’un pick‑up Ford F‑150 noir, dépourvu de plaque d’immatriculation, se sont arrêtés près du rond‑point Hann Maristes. Selon les témoins, ils ont proféré des injures à l’encontre de Babacar Ba, puis ont explicitement menacé sa vie. Aucun acte physique n’a été signalé, mais la gravité des menaces a immédiatement mobilisé les acteurs du secteur des droits humains.
Réaction des organisations de la société civile
Moundiaye Cissé, porte‑parole de l’ONG 3D, a dénoncé l’agression comme une atteinte à la liberté d’expression et à la sécurité des militants. Il a annoncé que Babacar Ba déposerait une plainte dès le lendemain afin de formaliser les faits et d’engager les autorités compétentes. Cissé a également appelé le ministère de l’Intérieur à ouvrir sans délai une enquête pour identifier les occupants du véhicule et établir les circonstances exactes.
Enjeux pour la démocratie sénégalaise
Dans un pays où la société civile joue un rôle clé dans le contrôle de l’action publique, de tels incidents soulèvent des questions sur la protection des défenseurs des droits humains. Les responsables ont rappelé que la violence verbale et les menaces ne doivent pas être tolérées dans une démocratie, sous peine d’éroder la confiance des citoyens dans les institutions et de décourager l’engagement citoyen.
Perspectives d’enquête et suites possibles
Le dépôt de plainte ouvre la voie à une enquête judiciaire qui devra déterminer l’identité des deux hommes et vérifier l’absence de plaque d’immatriculation, un élément qui complique l’identification. Les organisations de la société civile se tiennent prêtes à suivre le dossier de près et à intervenir en cas de lenteur ou d’insuffisance des investigations, afin de garantir que les auteurs soient traduits en justice et que le climat de sécurité pour les militants soit rétabli.