Un officier supérieur, témoin dans l’affaire du journaliste assassiné Martinez Zogo, a alerté les autorités sur des menaces pesant sur sa vie, alors que le procès, initialement prévu le 6 octobre, a été reporté aux 12 et 13 octobre au tribunal militaire de Yaoundé.
Report de l’audience et nouveau calendrier judiciaire
Le procès spécial dédié à l’affaire Martinez Zogo, qui devait se tenir le 6 octobre, a été repoussé en raison de l’indisponibilité d’un témoin crucial. Les audiences ont finalement eu lieu les 12 et 13 octobre au tribunal militaire de la capitale camerounaise. Ce report a permis aux parties – le nouveau commissaire du gouvernement, le lieutenant‑colonel André Éric Atemengue Omgba, ainsi que les avocats des différentes parties – d’interroger le témoin concerné.
Témoignage d’un officier supérieur et allégations de menaces
L’officier supérieur, présent au tribunal, a déclaré subir des menaces contre sa vie depuis qu’il a accepté de témoigner. Il a transmis un courrier d’alerte au ministre délégué à la Défense, dénonçant ces pressions et sollicitant une protection. Le contenu exact de la lettre n’a pas été rendu public, mais il souligne la crainte d’une intimidation visant à entraver le déroulement de la procédure judiciaire.
Implications pour la sécurité des témoins et l’enquête sur le meurtre
Les déclarations de l’officier relancent le débat sur la protection des témoins dans les affaires sensibles au Cameroun. Le meurtre de Martinez Zogo, journaliste d’investigation assassiné en janvier 2023, a déjà suscité des inquiétudes quant à la liberté de la presse et à la capacité des institutions à garantir la sécurité des personnes impliquées dans les enquêtes. Les menaces rapportées pourraient compromettre la collecte de témoignages essentiels et, par extension, la recherche de la vérité sur les responsables du crime.
Réactions des autorités et perspectives du procès
Les autorités militaires et civiles n’ont pas encore commenté publiquement les allégations de menaces. Le tribunal militaire poursuit néanmoins son travail, interrogeant les parties et examinant les preuves présentées. La suite du procès dépendra de la capacité du système judiciaire à assurer la sécurité des témoins et à maintenir l’intégrité du processus, condition indispensable pour rendre une décision crédible dans une affaire qui mobilise l’attention nationale et internationale.