Des milliers de fidèles ont afflué à Médina Baye pour le Gamou, mais la cité religieuse a été confrontée à une pénurie d’eau critique, selon l’Ascosen. Face à l’afflux massif attendu pour le Gamouwatt, les autorités locales sont sommées d’agir d’urgence.
Un Gamou marqué par des coupures d’eau et d’électricité
La célébration du Gamou à Médina Baye, lieu de pèlerinage majeur au Sénégal, s’est accompagnée de difficultés majeures pour les habitants. Le coordinateur régional de l’Ascosen, Abdou Badio, a dénoncé un manque d’eau criant pendant cette période, malgré les nouveaux branchements et robinets installés. La situation, déjà tendue, s’est aggravée en raison des coupures d’électricité récurrentes, privant les populations d’un accès normal aux services essentiels.
Le Gamouwatt en ligne de mire : un risque de saturation des infrastructures
Avec l’arrivée massive de fidèles pour le Gamouwatt, le besoin en eau et en électricité devrait atteindre des niveaux critiques. Abdou Badio a mis en garde contre une répétition des dysfonctionnements observés lors du Gamou, soulignant que les infrastructures actuelles ne suffiront pas à absorber un tel afflux. Les autorités locales et les sociétés gestionnaires sont appelées à renforcer leurs équipes sur place pour éviter une crise humanitaire.
Les autorités interpellées sur leur gestion des ressources
L’Ascosen ne se contente pas de constater les problèmes : elle exige des solutions concrètes. Abdou Badio a directement interpellé les responsables compétents, exigeant une mobilisation immédiate des acteurs publics et privés pour sécuriser l’approvisionnement en eau et en électricité. La cité de Mawlana Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahim Niass, déjà sous pression démographique, ne peut se permettre un nouveau fiasco logistique.
Un enjeu de santé publique et de sécurité
Au-delà des désagréments, la pénurie d’eau et les coupures d’électricité posent un risque sanitaire et sécuritaire. Les fidèles, souvent âgés ou en situation de vulnérabilité, pourraient être les premières victimes d’un manque d’accès à l’eau potable ou à des soins d’urgence. Les autorités devront aussi veiller à éviter tout mouvement de panique ou de contestation dans une cité déjà sous haute tension.