Des médecins affectés depuis 2023 dans plusieurs zones de santé du Sud-Ubangi ont annoncé une grève sèche à partir du 16 septembre, réclamant leur inscription sur les listes de paie et leur intégration dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la province.
Épidémie d’Ebola déclarée dans le Sud-Ubangi
Le 10 septembre, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) a confirmé le premier cas d’Ebola dans la zone de santé de Bulu, faisant du Sud-Ubangi la septième province de la République démocratique du Congo touchée par le virus. Cette annonce a déclenché la mise en place de mesures de riposte sanitaire, dont la mobilisation de personnel médical et la mise en quarantaine des contacts.
Revendications des médecins et situation administrative
Les praticiens concernés, affectés depuis 2023, déclarent ne pas figurer sur les listes de paie établies par la Division provinciale de la santé. Ils demandent la régularisation de leur statut administratif ainsi que leur participation officielle aux activités de lutte contre Ebola. Dans un mémorandum, ils soulignent le contraste entre leur rôle de « médecins de terrain » et l’absence de reconnaissance administrative, qu’ils qualifient de « zone d’ombre ».
Conséquences immédiates de la grève sèche
En réponse à l’impasse, les médecins ont suspendu leurs activités jusqu’à ce que leurs exigences soient prises en compte. Deux d’entre eux sont actuellement en quarantaine après avoir manipulé la dépouille d’un patient atteint d’Ebola, illustrant les risques encourus par le personnel de santé non reconnu. La suspension risque d’alourdir la charge des équipes restantes et de ralentir la prise en charge des cas suspects, compromettant ainsi la maîtrise de l’épidémie.
Réactions des autorités provinciales
Gabriel Mbombo, ministre provincial de l’Intérieur et porte‑parole du gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, a indiqué que les revendications seraient transmises aux autorités compétentes. Aucun engagement concret quant à une intégration immédiate des médecins dans les listes de paie n’a encore été annoncé, laissant planer une incertitude sur la continuité des services de santé dans la province.