La Police de circulation routière du Kasaï-Oriental a décrété l’interdiction du transport de plus de trois élèves à la fois sur une même moto à Mbuji-Mayi. Cette mesure, annoncée le 10 septembre, vise à réduire les accidents liés à la surcharge des motos‑taxis scolaires, un phénomène fréquent pendant les heures de pointe.
Limite de trois élèves par moto : une règle stricte
Le commandant provincial de la PCR, Félix Mukuna, a précisé que la nouvelle réglementation s’applique immédiatement à tous les conducteurs de deux‑roues utilisés pour le transport d’enfants. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives, conformément aux dispositions du code de la route congolais.
Contrôles intensifiés sur les axes majeurs
Pour assurer le respect de la règle, la police a déployé des patrouilles mobiles sur les principales artères de la ville, notamment les voies qui relient les quartiers résidentiels aux écoles. Les agents ciblent les motos qui dépassent la capacité autorisée, souvent chargées de quatre à six élèves, parfois sans casque, augmentant ainsi le risque de collisions graves.
Réactions des parents et des conducteurs de motos‑taxis
La décision a suscité des inquiétudes parmi les familles à faibles revenus, qui invoquent le coût du transport et la crainte d’enlèvements comme raisons de recourir à la mutualisation des places à bord des motos. De leur côté, les conducteurs affirment répondre à une demande pressante et assurent qu’ils adoptent des pratiques prudentes, même si la contrainte économique les pousse à maximiser le nombre de passagers.
Implications pour la sécurité des enfants et le transport urbain
En qualifiant une moto transportant quatre enfants de « cercueil roulant », le commandant Mukuna a souligné que la protection des élèves doit primer sur les gains financiers de quelques centaines de francs. La mesure s’inscrit dans une politique plus large de sécurisation du trafic routier en zone urbaine, où la multiplication des deux‑roues représente un défi majeur pour les autorités congolaises.