Mbour : dix responsables de cellules culturelles « leul » arrêtés pour avoir organisé illégalement le Kankourang, en violation d’un arrêté préfectoral

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 51 lectures
Mbour : dix responsables de cellules culturelles « leul » arrêtés pour avoir organisé illégalement le Kankourang, en violation d’un arrêté préfectoral

Dix hommes identifiés comme membres de cellules culturelles « leul » ont été arrêtés à Mbour après avoir organisé des sorties du Kankourang en contravention d’un arrêté préfectoral. L’opération, menée par la Sûreté urbaine, le Groupement mobile d’intervention et la Brigade d’intervention polyvalente, a également conduit à la saisie d’armes blanches et d’instruments traditionnels.

Violation de l’arrêté préfectoral du 28 août 2026

Le préfet du département de Mbour avait, dans le cadre du Septembre mandingue, limité les manifestations du Kankourang aux seules cellules officiellement autorisées. Un arrêté du 28 août 2026 précisait les conditions d’organisation et imposait la convocation des responsables à une réunion d’information afin de garantir le respect des règles sanitaires et de sécurité publique. Malgré cet avertissement, plusieurs cellules « leul » ont poursuivi leurs programmes, déclenchant l’intervention des autorités.

Opération conjointe des forces de l’ordre

Les services de police, le Groupement mobile d’intervention (GMI) et la Brigade d’intervention polyvalente (BIP) ont mené une opération simultanée dans plusieurs lieux où les cellules « leul » étaient actives. Les dix hommes interpellés ont reconnu avoir été informés de l’interdiction, mais ont tout de même procédé à des sorties du Kankourang. Placés en garde à vue au commissariat central de Mbour, ils ont ensuite été déférés au parquet du Tribunal de grande instance.

Saisie d’armes blanches et suite judiciaire

L’intervention a permis la saisie de sept machettes, quatre tambours traditionnels et un cornet de chanvre indien, ce dernier étant considéré comme suspect. Les machettes sont classées comme armes blanches, ce qui renforce la gravité des faits reprochés aux prévenus. Au parquet, ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation : non‑respect d’un arrêté préfectoral, participation à une manifestation interdite, trouble à l’ordre public et détention d’armes blanches. La procédure en cours déterminera les peines éventuelles, tout en rappelant aux acteurs culturels l’obligation de se conformer aux cadres légaux établis pour la tenue d’événements publics.

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