Une opération conjointe de la Gendarmerie de Mbour a permis la saisie de 427 kilogrammes de chanvre indien dans la nuit du 29 août 2026 à Mbodiène, sur la Petite Côte sénégalaise. Un convoyeur armé d'une machette a été interpellé après avoir tenté de résister aux forces de l'ordre, tandis qu'un second suspect a réussi à prendre la fuite. Les investigations se poursuivent pour démanteler le réseau à l'origine du débarquement.
Un renseignement déclenche l'intervention des brigades
L'opération repose sur l'exploitation d'un renseignement signalant un débarquement imminent de stupéfiants sur les côtes de Mbodiène. La Brigade territoriale de Joal, la Brigade de proximité de Nianing et la Brigade de Recherches de Mbour ont alors monté un dispositif coordonné pour intercepter la cargaison avant son acheminement vers l'intérieur des terres.
Une pirogue, une charrette et quinze sacs de cannabis
Selon les éléments communiqués par la Gendarmerie, une pirogue transportant la drogue a accosté aux alentours de 22 heures. Une charrette est rapidement arrivée pour prendre le relais et convoyer la marchandise. Les gendarmes ont repéré l'attelage à environ 500 mètres du croisement entre Mbodiène et Ndianda. À bord se trouvaient quinze sacs de chanvre indien et deux individus, tous deux armés de machettes.
Un suspect arrêté, un autre en fuite
Lors de l'intervention, le conducteur de la charrette a opposé une résistance avant d'être maîtrisé et interpellé. Son complice, lui, a pris la fuite après les sommations des gendarmes. La pesée officielle a confirmé un poids total de 427 kilogrammes de cannabis indien. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour identifier le fugitif ainsi que les autres maillons présumés de la filière d'acheminement et de distribution.
Un point à suivre pour la sécurité côtière
Cette saisie illustre la pression persistante du trafic de stupéfiants sur le littoral sénégalais, où les débarquements nocturnes impliquent souvent des pirogues artisanales relayées par des moyens de transport terrestre discrets. Le volume intercepté et la présence d'armes blanches lors du convoi constituent un signal de vigilance pour les unités déployées sur la façade atlantique. L'issue des investigations permettra de mesurer l'ampleur réelle du réseau visé.