Lors d’une tournée dans la région de Diourbel, Mbaye Dione, secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (AFP), a livré une analyse des tensions entre l’Assemblée nationale et le pouvoir exécutif au Sénégal. Le responsable politique a réaffirmé le droit du Parlement à contrôler l’action gouvernementale, tout en mettant en garde contre l’utilisation d’une motion de censure qu’il juge politiquement injustifiée. Selon le texte source, il affirme que le Président de la République dispose de moyens pour contrer une telle initiative si elle était jugée abusive.
Une dissolution de l’Assemblée envisagée en décembre 2026
Mbaye Dione propose une dissolution de l’Assemblée nationale en décembre 2026, suivie de l’organisation simultanée des élections législatives et municipales. Cette mesure, selon lui, permettrait une rationalisation des dépenses publiques en évitant la tenue de deux scrutins rapprochés. L’argument central repose sur une volonté de réduire les coûts logistiques et financiers liés à l’organisation d’élections séparées à quelques mois d’intervalle.
Critique des déclarations sur Touba et tensions politiques
Le secrétaire général de l’AFP a également réagi aux propos attribués à un responsable politique concernant l’introduction d’argent illicite à Touba. Il a défendu la réputation de la cité religieuse, soulignant qu’elle n’avait pas besoin de tels fonds. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre les institutions et les acteurs politiques autour de la gestion du pouvoir et du fonctionnement de l’État.
Problématiques sociales et économiques en toile de fond
Au-delà des débats institutionnels, Mbaye Dione a dressé un constat des difficultés rencontrées par les populations lors de sa tournée. Dans les zones rurales, des paysans ont signalé avoir reçu des semences d’arachide en quantité insuffisante et avec un retard notable, ce qui pourrait impacter les récoltes et les revenus des ménages. Par ailleurs, l’état des infrastructures routières a été pointé du doigt, certaines localités restant difficiles d’accès en raison de l’absence de routes bitumées ou de leur dégradation avancée. Ces obstacles entravent le transport des produits agricoles, l’accès aux soins et la scolarisation des enfants.
Dans l’arrondissement de Kael, situé dans le département de Mbacké, l’absence de lycée a été relevée, contraignant les élèves à se déplacer vers d’autres localités pour poursuivre leurs études après le collège. Le chômage des jeunes et les difficultés d’accès au financement pour les femmes entrepreneures ont également été identifiés comme des enjeux majeurs par le responsable politique.
Face à l’ampleur de ces défis, Mbaye Dione a appelé à une priorisation des questions sociales et économiques, invitant les autorités à abandonner les « jeux politiques » pour se concentrer sur les besoins concrets des citoyens.