Le député Sylvain Maillard (Ensemble) a déclaré que l’immigration constitue le principal obstacle à tout projet de construction durable à Mayotte. Lors d’une visite du candidat Horizons, Édouard Philippe, les deux hommes ont appelé à un contrôle plus strict des flux migratoires et à la relance des infrastructures de l’archipel.
Déclaration de Sylvain Maillard sur le lien entre immigration et développement
Lors d’une réunion à Mayotte, le député Sylvain Maillard a souligné que l’augmentation continue de la population immigrée rend difficile la planification à long terme des projets d’infrastructures. « On ne peut rien construire de durable à Mayotte si on ne résout pas le problème de l’immigration », a-t-il affirmé, rappelant les pressions sur le logement, les services publics et les réseaux de transport. Maillard a indiqué que, sans une politique migratoire claire, les investissements publics risquent d’être dilués ou de ne jamais atteindre les objectifs de durabilité fixés par l’État.
Édouard Philippe et la « reprise en main du contrôle de l’immigration »
Édouard Philippe, candidat du parti Horizons à l’élection présidentielle, a profité de sa visite à Mayotte pour insister sur la nécessité d’une « reprise en main du contrôle de l’immigration ». Selon lui, une régulation efficace permettrait de libérer des ressources financières et humaines pour financer la reconstruction des routes, des écoles et des installations sanitaires. Philippe a également évoqué la création d’un cadre législatif plus adapté aux spécificités de l’archipel, afin d’harmoniser les politiques migratoires nationales avec les besoins locaux.
Enjeux de la reconstruction et du développement des infrastructures
Les deux responsables ont convergé sur le fait que la reconstruction des infrastructures est indispensable pour améliorer la qualité de vie des Mahorais et soutenir l’économie locale. Les projets évoqués comprennent la modernisation du réseau routier, l’extension des capacités portuaires et la mise à niveau des systèmes d’alimentation en eau. Un contrôle migratoire plus strict, selon eux, permettrait de canaliser les fonds publics vers ces priorités plutôt que de les diluer dans la gestion de crises humanitaires récurrentes.
Perspectives pour les décideurs et les acteurs locaux
Les propos de Maillard et de Philippe relancent le débat sur la gouvernance de Mayotte, où la pression migratoire est souvent citée comme facteur d’instabilité sociale et économique. Les autorités départementales et nationales devront désormais concilier les exigences de souveraineté frontalière avec les impératifs de développement durable. La mise en œuvre d’une politique migratoire ciblée pourrait ouvrir la voie à des partenariats public‑privé pour financer les travaux d’infrastructure, tout en assurant une meilleure intégration des populations déjà présentes sur le territoire.