Face à une polémique autour d’un chiffre de 1,7 milliard de dollars lié au Programme d’Achat Domestique d’Or (DGPP), l’activiste du NDC Mawulorm Adzasu a exprimé son soutien au directeur général du Ghana Gold Board, Sammy Gyamfi, et a exigé que le débat repose sur des documents officiels et des principes comptables rigoureux.
Un appui public du NDC à la direction du Gold Board
Mawulorm Adzasu, porte‑parole du parti d’opposition, a déclaré que la volonté de Sammy Gyamfi de comparaître devant le Parlement témoignait d’une confiance solide dans les registres du Gold Board. Selon lui, le PDG ne cherche pas à éluder les questions, mais à démontrer la conformité de l’institution avec les normes de gestion financière. Cette prise de position vise à contrer les accusations de mauvaise gestion qui circulent dans le débat public.
Décryptage du chiffre de 1,7 milliard de dollars
L’enjeu central du débat porte sur la signification du montant de 1,7 milliard de dollars évoqué dans les médias. Adzasu insiste sur la nécessité de distinguer deux notions distinctes : d’une part, une perte directement enregistrée par le Gold Board, et d’autre part, l’impact financier global du DGPP, qui regroupe plusieurs opérations d’achat d’or sur le marché intérieur. Confondre ces deux éléments, selon lui, conduit à des interprétations erronées et à une sur‑sensationalisation politique.
Parlement, transparence et responsabilité
Le député souligne que le contrôle parlementaire du Gold Board est légitime et indispensable. Il rappelle toutefois que la demande de réponses doit s’appuyer sur des preuves tangibles. « S’il existe des preuves de mauvaise conduite, qu’elles soient investiguées ; s’il s’agit d’une perte financière, que l’institution responsable l’explique », a-t-il affirmé. Cette approche vise à éviter que des chiffres soient présentés hors de leur contexte, ce qui pourrait nuire à la perception du programme par le public.
Implications pour la politique d’or nationale
Le Gold Board représente une initiative stratégique du Ghana pour capter une plus grande valeur ajoutée de ses ressources aurifères. En appelant à un examen constructif, Adzasu veut que le programme soit renforcé plutôt que remis en cause de façon partisan‑excessive. Il estime que les Ghanéens méritent une information précise, une reddition de comptes claire et une gestion transparente des actifs nationaux, afin de garantir que le secteur de l’or contribue réellement au développement économique du pays.