L’Assemblée nationale de Mauritanie a donné son feu vert à un financement de 50 millions d’euros octroyé par l’Institut espagnol de crédit public, afin de soutenir le développement du bassin du fleuve Sénégal. Le prêt, à taux préférentiel et remboursable sur 30 ans, vise à renforcer les infrastructures et la capacité d’adaptation des communautés frontalières aux changements climatiques.
Un accord de financement à conditions avantageuses
Le dispositif prévoit un taux d’intérêt de 1,42 % et un différé de remboursement de cinq ans, suivi d’une période d’amortissement s’étalant sur trois décennies. Ces conditions, nettement plus favorables que les taux du marché, sont destinées à alléger la charge financière du gouvernement mauritanien et à garantir la viabilité du projet à long terme.
Objectifs du programme de résilience et de développement
Selon le ministre des Finances, qui assure également l’intérim du ministère des Affaires économiques, le plan vise à améliorer l’accès à des infrastructures intégrées – routes, réseaux d’eau, énergie et télécommunications – dans les zones frontalières du bassin. Il s’agit également de renforcer la capacité des populations à faire face aux impacts du changement climatique, notamment les inondations et la désertification, tout en consolidant la cohésion sociale.
Implications pour la région du fleuve Sénégal
Le financement constitue un levier stratégique pour dynamiser l’économie locale, favoriser la connectivité transfrontalière et stimuler les activités productives le long du fleuve. En renforçant la résilience des communautés riveraines, le projet devrait contribuer à stabiliser les conditions de vie, à réduire la vulnérabilité aux aléas climatiques et à créer un environnement plus propice aux investissements privés.
Rôle du gouvernement mauritanien dans la mise en œuvre
Le ministère des Finances, en charge de la supervision du prêt, coordonnera les travaux avec les autorités locales et les partenaires techniques. Le suivi de l’exécution des fonds et l’évaluation des résultats seront assurés par des comités mixtes, afin de garantir que les objectifs de développement et de résilience soient atteints dans les délais impartis.