Le gouvernement mauricien a décidé de prolonger le couvre-feu jusqu’au lundi matin, après deux nuits de troubles violents qui ont secoué plusieurs quartiers du pays les 13 et 14 octobre. Cette mesure vise à contenir des émeutes que les autorités lient à des réseaux de trafic de drogue, à la hausse du coût de la vie et à des problèmes d’accès à l’eau.
Extension du couvre-feu : dates et portée
Initialement instauré en début de semaine, le couvre-feu a été maintenu jusqu’au lundi 21 octobre, heure locale. Il s’applique à l’ensemble du territoire mauricien, interdisant les déplacements non essentiels entre 22 heures et 5 heures du matin. Les forces de l’ordre sont autorisées à procéder à des contrôles d’identité et à intervenir en cas de violation.
Causes évoquées : drogue, coût de la vie et accès à l’eau
Le Premier ministre Navin Ramgoolam a indiqué que les violences pourraient être alimentées par des réseaux de trafiquants de drogue, qui profitent du climat d’instabilité pour renforcer leurs activités. Cette hypothèse s’additionne aux tensions déjà présentes liées à la hausse du coût de la vie, à la difficulté d’obtenir de l’eau potable dans certaines zones, ainsi qu’à un incident grave où un policier a été blessé par balle.
Impact sur les forces de l’ordre et les infrastructures
Les deux nuits de troubles ont mis à rude épreuve les services de police, qui ont dû intervenir dans plusieurs districts simultanément. Des infrastructures publiques, notamment des panneaux de signalisation et des installations d’eau, ont été endommagées, entraînant des coûts de réparation supplémentaires pour l’État. Le renforcement du couvre-feu vise à réduire la pression sur les forces de l’ordre et à prévenir de nouvelles dégradations.
Réaction du Premier ministre et perspectives
Navin Ramgoolam a souligné la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée pour restaurer la sécurité et la confiance des citoyens. Il a appelé à la coopération entre les autorités locales, les services de santé et les organisations communautaires afin de traiter les causes profondes du mécontentement, notamment la crise du coût de la vie et les problèmes d’approvisionnement en eau. Le gouvernement promet de réévaluer la situation dès le lundi matin pour décider d’une éventuelle levée ou prolongation du couvre-feu.