Marrakech-Médina : les enjeux d'une bataille électorale marquée par la recomposition des forces politiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 44 lectures
Marrakech-Médina : les enjeux d'une bataille électorale marquée par la recomposition des forces politiques

La circonscription de Marrakech-Médina–Sidi Youssef Ben Ali s'impose comme un laboratoire des mutations politiques marocaines. Entre la diversité sociale de ses quartiers historiques et ses zones d'extension urbaine, ce territoire cristallise les enjeux de représentativité à l'approche des prochaines échéances électorales.

Une reconfiguration profonde du paysage électoral

Le scrutin de 2021 a marqué une rupture nette avec la domination exercée par le Parti de la justice et du développement (PJD) en 2016. Alors que le PJD détenait deux des trois sièges disponibles il y a huit ans, il a été totalement évincé de la représentation parlementaire lors de la dernière consultation. À l'inverse, le Parti Authenticité et Modernité (PAM), le Parti de l'Istiqlal et le Rassemblement national des indépendants (RNI) ont chacun réussi à conquérir un siège, illustrant une répartition équilibrée des forces au sein de la majorité gouvernementale actuelle.

Stratégies et investitures pour 2026

À l'approche du prochain scrutin, les formations politiques affinent leurs stratégies en misant sur des profils aux ancrages variés. Le PAM mise sur la continuité avec la reconduction de Fatima-Zahra El Mansouri, figure centrale de l'implantation du parti dans la ville ocre. L'Istiqlal maintient également sa confiance en l'élu sortant, Abdelaziz Derouich, tandis que le RNI a investi Saïd El Kourch pour tenter de conserver son assise locale. De son côté, le PJD cherche à reconquérir son électorat en présentant l'universitaire Salah Eddine Ayach.

La diversité des candidatures comme facteur d'incertitude

La compétition s'élargit avec l'entrée en lice d'autres acteurs aux profils diversifiés, tels que Lahcen Zelmat pour l'Union socialiste des forces populaires (USFP), issu du secteur touristique, ou encore Abdelsadek Bittari pour le Mouvement populaire. Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) et l'Union constitutionnelle complètent ce tableau avec les candidatures respectives d'Ibrahim Hmi et de Kamal Majed. Cette multiplication des prétendants, couplée à la volatilité électorale observée lors des deux derniers cycles, rend l'issue du scrutin particulièrement difficile à anticiper.

Un territoire aux dynamiques sociales contrastées

La circonscription ne se limite pas à la médina historique ; elle englobe également l'arrondissement de Sidi Youssef Ben Ali et la commune de Tassoultante. Cette diversité géographique et sociale impose aux candidats de naviguer entre des attentes électorales hétérogènes. Si les dynamiques partisanes nationales influencent fortement le vote, l'ancrage local des personnalités investies demeure un déterminant majeur pour espérer décrocher l'un des trois sièges en jeu.

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