Le Maroc a intégré le volet tunisien de l’exercice naval Phoenix Express 2026, une opération de douze jours qui réunit forces nord‑africaines, européennes et américaines. L’objectif principal est de consolider la coopération et les capacités de sécurité maritime dans le sud de la Méditerranée, zone stratégique pour le commerce et la stabilité régionale.
Un entraînement de 12 jours piloté par la 6e flotte américaine
L’opération a démarré le 7 septembre à la base navale de La Goulette, sous l’égide du Commandement des États‑Unis pour l’Afrique et coordonnée par les Forces navales américaines en Afrique. La 6e flotte américaine dirige les activités, qui alternent phases terrestres et maritimes, afin de créer une vision opérationnelle commune grâce à des centres régionaux d’opérations maritimes.
Une coalition de 14 pays, dont le Maroc, l’Algérie et la Belgique
Outre le Maroc, participent à Phoenix Express l’Algérie, la Belgique, l’Égypte, la France, la Géorgie, l’Italie, la Libye, la Tunisie, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Espagne et les États‑Unis. Cette diversité reflète l’enjeu collectif de sécuriser les routes commerciales et de contrer les menaces transnationales, notamment la piraterie, le trafic illicite et les activités non autorisées dans les zones économiques exclusives africaines.
Scénarios tactiques : recherche‑sauvetage, arraisonnement et suivi avancé
Les exercices comprennent des missions de recherche et de sauvetage (SAR), des simulations d’arraisonnement de navires suspects et des démonstrations en conditions réelles visant à affiner la coordination tactique. La 6e flotte américaine travaille également à l’intégration de systèmes de suivi et d’outils de détection avancés, destinés à identifier et dissuader les activités illégales dans les EEZ africaines. Ces capacités renforcées devraient améliorer la réactivité collective face aux crises maritimes.
Perspectives pour la sécurité maritime en Méditerranée sud
À sa 21e édition, Phoenix Express s’inscrit parmi les trois exercices maritimes majeurs menés par les forces navales américaines en Afrique. En réunissant des partenaires régionaux autour d’enjeux communs, il crée un cadre durable pour l’échange de renseignements en temps réel et la mise en œuvre de réponses coordonnées. Le Maroc, en participant activement, confirme son rôle croissant dans la gouvernance maritime du bassin méditerranéen.