Maroc : Rabat rejette le rôle de gendarme migratoire de l'Europe

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
Maroc : Rabat rejette le rôle de gendarme migratoire de l'Europe

Le Maroc assume sa souveraineté face à l’Europe après la crise migratoire de Sebta, rejetant catégoriquement le rôle de « sous-traitant » ou de « gendarme » des frontières européennes. Une source gouvernementale dénonce l’instrumentalisation politique et l’absence de vision stratégique de certains acteurs européens, tout en réaffirmant l’importance d’un partenariat équilibré et non unilatéral.

Un partenariat migratoire sous tension

Les événements de Sebta, à la fin du mois de juillet, ont révélé les limites d’une approche migratoire européenne perçue comme déséquilibrée par Rabat. Une source officielle marocaine a vivement critiqué la couverture médiatique et les réactions politiques européennes, jugées alarmistes et déconnectées de la réalité. « Certains acteurs ont fait preuve d’une myopie stratégique et d’une instrumentalisation politicienne », a-t-elle déploré, soulignant l’absence de vision à long terme dans la gestion des flux migratoires.

Le Maroc insiste sur le fait que son rôle ne se limite pas à une fonction de contrôle des frontières, mais s’inscrit dans une logique de partenariat souverain. « Nous ne sommes ni le gendarme ni le concierge de l’Europe », a martelé la source, rappelant que les règles actuelles du partenariat doivent être révisées pour éviter une relation à sens unique. « Injecter des fonds ne suffit pas à résoudre les problèmes », a-t-elle ajouté, exigeant une répartition claire des responsabilités entre les deux parties.

Le développement comme réponse à la migration

Le retour massif et volontaire des migrants depuis Sebta vers le Maroc est présenté comme la preuve tangible de l’efficacité des politiques de développement menées sous l’impulsion du Roi Mohammed VI. Selon la source, ces jeunes ont choisi de rentrer après avoir constaté que les conditions de vie au Maroc étaient meilleures que les illusions entretenues par les réseaux de passeurs. « L’Eldorado est un mythe qu’ils ont déconstruit eux-mêmes », a-t-elle affirmé, soulignant que 95 % des personnes présentes à Sebta ont quitté le territoire de leur propre chef.

Ce mouvement de retour volontaire confirme la pertinence des investissements réalisés dans les provinces du nord, où plus de 430 000 emplois ont été créés. La source a appelé l’Europe à soutenir davantage ces initiatives, plutôt que de prendre des mesures contraires au développement marocain, comme celles affectant les ports, l’automobile ou les services financiers. « Le Maroc protège son territoire, mais personne ne le fait à sa place », a-t-elle conclu, réaffirmant la nécessité d’un partenariat où chaque partie assume ses responsabilités.

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